Le ténor Joseph Calleja : Les peuples tchèque et maltais aiment la vie

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Ces derniers temps, le public de Prague a eu l'occasion de connaître plusieurs ténors de renommée internationale. On a entendu Ramon Vargas, Rolando Villazon et, ce mercredi, aussi une nouvelle star des théâtres lyriques du monde Joseph Calleja.

La salle comble de la Maison municipale de Prague a applaudi debout le récital de Joseph Calleja, originaire de Malte, qui célèbrera fin janvier son 29e anniversaire. Le programme a été composé d'opéras italiens et français. Avec le concours de l'Orchestre symphonique de la Ville de Prague placé sous la direction de Karl Mark Chichon, le ténor a chanté des morceaux célèbres de Verdi, Massenet, Donizetti et Gounod, mais aussi un air de l'opéra Maristella, oeuvre peu connue de Giuseppe Pietri.

La carrière de Joseph Calleja a commencé très tôt. Lancé à 19 ans, il a aujourd'hui à son compte deux disques et aussi sa première prestation au Metropolitan Opera de New York dans Rigoletto de Verdi. En République tchèque, il s'est produit pour la première fois, il y a quatre ans, au festival Ema Destinova dans la ville de Ceske Budejovice. Il s'en est souvenu aussi lors d'une conférence de presse donnée avant son récital :

Joseph Calleja
« Je suis au commencement de ma carrière mais quand je suis venu pour la première fois j'étais encore plus jeune. Je sais que le peuple tchèque est très chaleureux, très aimable et très travailleur. Et je connais aussi beaucoup de membres du Choeur de chambre de Prague que j'ai rencontrés lors de mon engagement au festival Rossini à Pesaro et aussi au festival d'opéra de Wexford en Irlande. En ce temps-là, il y avait le maestro Pesek. J'ai visité Prague plusieurs fois avec ma famille et aussi tout seul et j'aime votre beau pays. Et je ne le dis pas seulement pour vous plaire. En 1991, c'était le deuxième pays que je visitais dans ma vie et j'ai été étonné par sa beauté, sa culture et la chaleur vitale de son peuple. C'est ce que les peuples tchèque et maltais ont en commun, peut-être : ils aiment la vie. »

Admirateur de l'art de Mario Lanza, considéré parfois comme le successeur de Luciano Pavarotti, le jeune ténor conseille à tous les adeptes du chant de traiter leur voix avec vigilance et intelligence. Lui-même se limite pour le moment au répertoire du bel-canto et évite les rôles éprouvants pour les cordes vocales. Il peut se le permettre parce qu'il est sollicité partout et son calendrier d'artiste est complet pour cinq ans. Dans le monde il y a beaucoup de chanteurs de talent, dit-il, mais il n'y en pas beaucoup qui ont la chance de pouvoir choisir comme moi.