Les Tchèques le moral en berne

Tchéquie-Russie, photo: CTK

Défaits d'un seul et unique petit but par la Russie en quarts de finale, les Tchèques sont éliminés du tournoi olympique de hockey sur glace. Ce jeudi matin, lendemain du match, ce sont de fortes averses qui attendaient les Pragois à la sortie du lit. Pour eux, comme pour Guillaume Narguet, l'hiver sera encore bien long.

Tchéquie-Russie, photo: CTK
Jusqu'au retentissement de la sirène, ils auront jeté toutes leurs forces dans la bataille. A dix secondes du terme, Jaromir Jagr, capitaine et cerveau de la sélection tchèque, se lance encore, avec toute l'énergie du désespoir, dans un dernier rush à l'assaut de la forteresse russe imprenable. Le palet se retrouve à quelques centimètres de la terre promise. Khabibouline, le gardien russe en état de grâce, allongé sur sa ligne, le repousse une fois, deux fois, trois fois! Les joueurs, attaquants tchèques comme défenseurs russes, se jettent dans la zone de but. Où est la fameuse rondelle noire au milieu de cet amas de crosses? La confusion règne, mais la lumière rouge derrière la cage ne s'allumera pas, les Tchèques n'égaliseront pas et leur rêve prend fin. Ils peuvent faire leurs adieux à la compétition, ils ne conserveront pas leur titre des précédents Jeux de Nagano.

Dominik Hasek, photo: CTK
La Place de la Vieille ville à Prague, sur laquelle avait été installé un écran géant et où s'étaient réunis des milliers de supporters, se vide alors lentement, en silence. Dans le métro, ce sont des regards perdus dans le vide qui se croisent, seuls quelques touristes indifférents, spécimens exotiques dans ce contexte, ont encore le c'ur à rire.

Puis, parce qu'il le faut, la raison reprend malgré tout le dessus. Oui, les Tchèques avaient sans doute l'une des meilleures équipes du tournoi et oui, ils ne leur a manqué qu'un peu de réussite pour continuer leur petit bonhomme de chemin. Mais voilà, dans l'incertitude réside aussi toute la beauté de ce sport. Les chants les plus désespérés, et celui du peuple tchèque en était bien un ce mercredi, sont, dit-on, parfois les plus beaux. Assurément une raison suffisante pour relativiser et se consoler.

Auteur: Omar Mounir
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