Les transports pragois : la crise !
A la veille de la fin des grandes vacances, la situation reste critique dans les transports pragois. Alain Slivinsky.
Stations de métro inondées, ponts et certaines voies de communication fermées, embouteillages, bouchons sur les autoroutes déjà à des dizaines de kilomètres de la capitale... Telle est la situation à Prague et ses environs, quinze jours après les inondations catastrophiques de cette année. Le plus gros choc porté à la circulation à Prague est l'inondation du métro. Il faut bien se rendre compte que ce moyen de transport est utilisé, chaque jour, par des millions de voyageurs. Actuellement, sept stations sont encore sous les eaux. Ce qui complique le plus la situation est que des stations-clé, dans le centre de la capitale, sont hors-service, comme par exemple, Florenc qui dessert la principale gare routière, Hlavni nadrazi, la gare centrale, Holesovice, une autre gare importante, Mustek, un changement important en bas de la place Venceslas et d'autres stations dans le centre historique... Une véritable catastrophe pour le métro pragois réputé pour sa sécurité et qu'on disait avoir été construit pour résister à une guerre nucléaire (du moins certaines de ses parties). Le métro n'a pas été testé en cas de conflit nucléaire, mais face aux inondations catastrophiques, qui ont fortement touché Prague, à la mi-août, il n'a pas résisté. La question, maintenant, est de déterminer les causes du désastre : défaillance technique ou humaine ? Qui est responsable de dommages de 2 milliards de couronnes, ou peut-être plus ? La police mène une enquête, ne cachant pas qu'il pourrait être question d'un acte criminel. La municipalité a constitué une commission spéciale d'experts. Une autre question, insidieuse vraiment, se pose aussi : qui est réellement l'administrateur du métro ? En effet, ce dernier comprend des endroits qui sont administrés par le ministère de la Défense, d'autres par la mairie, d'autres encore par la Société des transports pragois... Pour répondre à ces questions, il faudra attendre que la totalité des stations, des tunnels du métro soit asséchée. Pour l'instant, il apparaît, pourtant, que la communication aurait pu faire défaut entre les principaux responsables du métro pragois. Pour l'instant, la situation dans les transports pragois frôle la catastrophe. Elle risque de s'aggraver, encore, avec le retour des vacances, au début de la semaine prochaine, même si la rentrée scolaire, dans un grand nombre d'établissements pragois, a été reportée. En un mot, c'est le calvaire pour les chauffeurs pragois et ceux qui arrivent dans la capitale tchèque.




