Mort de Jan Masaryk : la Tchéquie devrait obtenir d’autres documents de l’étranger

La Tchéquie devrait obtenir de pays étrangers de nouveaux documents susceptibles d’aider les équipes de policiers spécialisés dans les enquêtes sur les crimes du communisme à élucider la cause de la mort de l’ancien ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères Jan Masaryk.

Selon Pavel Žáček, président de la commission parlementaire en charge des questions de sécurité, ces documents pourraient provenir principalement des États-Unis et du Royaume-Uni, voire aussi de France. L’été dernier, le ministère des Affaires étrangères a obtenu un certain nombre de documents émanant de services diplomatiques et de renseignements de pays étrangers concernant la mort de Masaryk. Sur cette base, les policiers du Bureau de documentation et d’enquête sur les crimes du communisme (ÚDV) ont rouvert l’affaire en janvier dernier pour suspicion d’homicide.

Fils du premier président tchécoslovaque, Jan Masaryk est mort dans la nuit du 10 mars 1948 après être tombé d’une fenêtre du palais Czernin à Prague, siège du ministère des Affaires étrangères. La thèse officielle du suicide est depuis régulièrement remise en question.