Le nouveau gouvernement tchèque - poursuite des négociations
Les négociations sur la composition du nouveau gouvernement se poursuivent. Les partis qui devraient former la coalition discutent des fonctions, à la Chambre des députés. Plus de détails avec Alain Slivinsky.
Un événement intéressant a marqué les entretiens de mercredi, entre la social-démocratie et la Coalition (chrétiens-démocrates et Union de la liberté/Union démocratique) : pour la première fois, depuis le début des négociations sur la formation du nouveau gouvernement, après les législatives tchèques, le Parti civique démocrate (ODS) a été invité. Le groupe d'experts des sociaux-démocrates et de la Coalition a présenté à Vladimir Tlusty, président du groupe parlementaire de l'ODS, à la Chambre des députés, son point de vue sur le nombre de présidents de commissions que devrait avoir ce parti à la chambre basse du Parlement tchèque. L'offre était claire : quatre présidents de commissions sur les treize prévues, deux présidents des délégations étrangères sur huit, et deux présidents des commissions permanentes sur sept. L'ODS devrait, aussi, occuper un poste de vice-président de la Chambre. Vladimir Tlusty a répondu à cette offre en déclarant : « Nous ne disposons pas d'assez de mandats pour discuter. Ils nous laisseront ce qu'ils nous laisseront ». Du côté de la direction de la social-démocratie, on parle toujours de trois alternatives pour le « perchoir » : un représentant des sociaux-démocrates ou un représentant de la Coalition ou l'actuel président, Vaclav Klaus, de l'ODS.
En ce qui concerne le programme du futur gouvernement de coalition, les travaux en sont à la moitié. Pour l'instant, les chapitres suivants sont clos : l'agriculture, l'environnement, l'administration publique. Trois chapitres sont problématiques : les impôts, le droit, l'enseignement. Pour ce qui est des impôts, la raison d'un éventuel litige est connue : la Coalition refuse de nouveaux déficits budgétaires. D'un autre côté, il semble que la question de l'achat de nouveaux avions de chasse pour l'Armée tchèque soit réglée. Selon Cyril Svoboda, président des chrétiens-démocrates, la Coalition a remporté un premier succès, dans les négociations. Le programme gouvernemental ne fera pas mention des Gripen. Ceci a été confirmé par l'actuel ministre de la Défense, Jaroslav Tvrdik : « Nous ne tenons pas à ce que le mot Gripen apparaisse dans l'accord de coalition ». Une bonne entente semble donc régner entre les futurs partenaires gouvernementaux avec, pourtant, quelques anicroches : la Coalition est allée aux urnes avec la promesse d'abaisser les impôts. La social-démocratie voudrait, plutôt, les augmenter. L'optimisme règne toujours : l'accord de coalition pourrait être signé rapidement conduisant, ainsi, à la formation du nouveau gouvernement.




