Les inondations source de profits frauduleux

Les inondations

Les inondations catastrophiques de la mi-août font le malheur des uns, mais aussi "le bonheur" (entre guillemets) des autres.

Les inondations
On a assisté à ce malheureux phénomène, c'est le moins qu'on puisse dire, lors des inondations qui ont touché la Moravie, en 1997 : certaines gens tentent de profiter du malheur des autres. Il ne s'agit pas de vols et de pillages dans les habitations évacuées, mais de ce qu'on pourrait qualifier de tentative de haut-vol ! En effet, les inondations catastrophiques de la mi-août, les plus meurtrières de l'histoire de la Bohême, on attiré les vautours, les hyènes, comme on les appelle en tchèque. L'aide, nationale ou internationale, ne s'est pas fait attendre longtemps : bon nombre de comptes en banque, SOS inondations ou autres, ont été ouverts, dans les institutions bancaires. A ce jour, il en existe 160. La Komercni banka (Banque commerciale) vient d'envoyer en liquidation deux comptes de vautours, comme nous venons d'appeler ceux qui tentent de profiter du malheur d'autrui. Le premier était un compte privé dont le propriétaire avait même collé des affiches, un peu partout dans Prague, appelant à contribuer, sur son compte personnel, à l'aide aux sinistrés. La banque, ayant découvert que le compte n'était pas enregistré pour la collecte d'une aide, à dénoncé le contrat avec le propriétaire du compte. Le deuxième compte suspect, découvert par la même banque, a été ouvert par une organisation inconnue : l'Association de l'aide civique. Fraude évidente, car cette association est, certes enregistrée, mais à l'adresse indiquée comme siège de l'organisation personne n'en a connaissance. Sur les 160 comptes d'aide aux sinistrés, combien sont des comptes de ces vautours ? Personne ne peut le dire, actuellement. En effet, selon la loi, les collectes destinées à l'aide aux sinistrés, par exemple, comme cela est le cas, aujourd'hui, ne sont l'objet d'un contrôle qu'un an après leur création. Les fondateurs d'une telle collecte sont tenus de présenter des comptes au bout de deux ans ! Vraiment tentant pour des gens sans aucun scrupule, désireux de s'enrichir sur le malheur des autres ! Une loi sur les associations, les collectes et autres formes d'aide à revoir, très certainement.

Avec les inondations qui ont touché l'Allemagne aussi, un nouveau marché vient d'éclore : celui des voitures d'occasion qui ont été noyées par les eaux. Elles se vendent, dans leur pays d'origine, à des prix dérisoires. Pourquoi donc ne pas les importer en Tchéquie si, comme le veut la loi, elles ont moins de huit ans d'âge et répondent aux normes européennes ? Les douaniers tchèques ont déjà interdit l'entrée de plusieurs véhicules boueux, même à l'intérieur, se référant à la loi sur les déchets... Peut-être, mais comment faire la différence entre une pièce détachée pleine de cambouis, donc sale, et la même pièce pleine de boue, sale elle aussi ? Les importateurs tchèques de voitures d'occasion argumentent, non sans raison d'ailleurs : nous importons des véhicules pour les pièces de rechange ! Un casse-tête pour les douaniers que le législateur sera bien obligé de résoudre.