Adoption du budget de l'Etat, mais l'enseignement proteste toujours
Le budget de l'Etat pour 2004 vient de passer à la Chambre avec un déficit record. Les écoles supérieures recevront ce qui leur était promis. Cela n'a pas empêché les enseignants et leurs étudiants de continuer dans leur mouvement de protestation.
« Il est impossible d'attendre, cette année, l'année prochaine, ou dans quatre ans. Il faut vraiment faire quelque chose, car cela concerne l'avenir de nos enfants, en premier lieu ».
Et les députés, interpellés d'une manière inhabituelle ? Ils ne se sont pas montrés, à part Walter Baros, président de la commission de l'Education nationale et, pendant quelques minutes, Petra Buzkova, ministre de l'Education. Elle a réussi à convaincre ses collègues du gouvernement qu'on ne pouvait enlever 5 millions d'euros aux écoles supérieures, dans le cadre des restrictions budgétaires. D'un autre côté, elle a déclaré aux manifestants qu'elle comprenait leurs revendications, mais qu'elle était aussi membre d'un gouvernement qui n'avait pas été capable de trouver dans les 20 millions d'euros que les écoles supérieures réclament pour leur bon fonctionnement.Et le budget de l'Etat pour 2004 ? Le gouvernement a réussi à le faire adopter par la Chambre, où il ne dispose que d'une faible majorité, avec un déficit de près de 4 milliards d'euros. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, promet que c'est le dernier déficit d'une telle ampleur et, qu'avec l'application de la réforme des finances publiques, ce déficit budgétaire sera à la baisse dans les années à venir.




