Les Etats-Unis pourraient acheter un radar tchèque et revoir leur politique de visa

Le vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis Richard Armitage et le Premier ministre Stanislav Gross, photo: CTK

Ce mercredi, lors d'une conférence de presse donnée après sa rencontre avec le ministre tchèque de la Défense, Karel Kühnl, le vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, Richard Armitage, a annoncé que son pays pensait acheter le radar passif Vera. Il s'agit d'un dispositif très sophistiqué capable de détecter même les avions furtifs.

Le vice-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis Richard Armitage et le Premier ministre Stanislav Gross,  photo: CTK
Les Etats-Unis comptent le tester et éventuellement apporter leur aide dans la recherche d'autres clients. La question de la vente du radar Vera à d'autres Etats, comme la Chine, par exemple, avait suscité quelques inquiétudes à Washington. Si la vente est conclue, celles-ci pourraient être effacées. Par contre, il faut encore attendre que les autorités tchèques délivrent la licence d'exportation de Vera. Lors de la visite à Prague du chef de la diplomatie américaine, une question était incontournable : celle des visas pour les citoyens tchèques. Richard Armitage a annoncé que, le 24 septembre, une commission de travail américano-tchèque commencerait à examiner la procédure des visas américains obligatoire pour les Tchèques désireux de se rendre aux Etats-Unis. Le but est de la simplifier. Après sa rencontre avec le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, son homologue américain, Richard Armitage, déclarait : « Nous désirons que de plus en plus de Tchèques viennent visiter les Etats-Unis ». Par contre, pas question de revoir le prix élevé du visa : 100 dollars + les frais de courrier et de téléphone par une ligne spéciale à deux euros la minute, ce qui fait passer le prix de la demande à plus de 200 dollars. En plus, rien n'est remboursé en cas de refus. Washington pense donc rendre la procédure de la demande plus claire et donner des explications en cas de refus. Pas question non plus d'abolir les visas, car les Tchèques ne remplissent pas les conditions fixées par la loi américaine (moins de 3 % de demandes refusées). Rappelons que les Américains voyagent en Tchéquie sans visa.