Presse : Andrej Babiš toujours objet d'une enquête du Parquet national financier français

L’enquête en France visant le président du mouvement ANO, Andrej Babiš, dans une affaire de blanchiment d’argent présumé et de dissimulation de l’origine de ses biens se poursuit. C’est ce qu’a rapporté ce mercredi le journal Právo, en se basant sur une déclaration du Parquet national financier français (PNF), spécialisé dans les crimes économiques et financiers graves. La présidente du groupe parlementaire ANO, Alena Schillerová, a toutefois affirmé lundi, lors d’une rencontre avec des électeurs à Vyškov, que Babiš ne faisait l’objet d’aucune enquête en France.

Les autorités françaises examinent les circonstances dans lesquelles A. Babiš a acquis une villa dans le sud de la France via un montage de différentes sociétés. A. Babiš a affirmé à plusieurs reprises par le passé que tout avait été fait dans les règles.

« Il ne possède rien en France, il n’y a aucune enquête en cours. Ce sont ses opposants qui propagent ces rumeurs parce qu’ils ont peur de lui », a déclaré A. Schillerová à Vyškov, selon Právo.

« Je confirme que l’enquête est toujours en cours et qu’à ce stade, nous ne sommes pas en mesure d’indiquer quand elle prendra fin. Aucun détail sur l’enquête ne sera communiqué », a déclaré au journal Právo Antoine Jocteur-Monrozier, du PNF.

« Je maintiens mes propos et je me base sur le fait que M. Babiš n’a été contacté par personne, il n’a pas été invité à fournir d’explications. Et je pars du principe que si une enquête était en cours, la personne concernée en serait forcément informée », a ajouté A. Schillerová dans le journal.

Cependant, A. Jocteur-Monrozier avait déjà précisé au quotidien Hospodářské noviny que, selon le Code de procédure pénale français, les personnes faisant l’objet d’une enquête ne doivent pas nécessairement en être informées.