Sanctions contre la Russie : le chef de Église orthodoxe russe en Tchéquie dans le viseur, selon Deník N
Le chef de l’Église orthodoxe russe en Tchéquie pourrait être inscrit sur la liste nationale des sanctions. Le gouvernement sortant s’inquiète de ses liens avec les services secrets russes, révélés par la presse tchèque. Le probable futur Premier ministre Andrej Babiš (ANO) a indiqué qu’il soutiendrait une telle mesure.
Le métropolite Ilarion, autrefois le deuxième homme le plus important de l’Église orthodoxe russe, officie depuis un an à Karlovy Vary. le journal Deník N a découvert qu’il entretenait des liens avec le service de renseignement russe FSB. « Tous les services de l’État tchèque examinent la situation avec la plus grande attention », a indiqué l’une de ces sources proches du dossier à Deník N.
L'inscription sur la liste nationale tchèque des sanctions est autorisée par la loi qui est entrée en vigueur le 3 janvier 2023. Le MAE tchèque indique que grâce à cela, Prague "peut imposer des restrictions à l'encontre d'individus, d'organisations et de régimes qui, par exemple, violent les droits de l'Homme, recourent à des méthodes terroristes et à des cyberattaques ou portent atteinte à la souveraineté de l'Ukraine".