Andrej Babiš dans l’incapacité de déclarer que la Tchéquie soutient clairement le Groenland
Interrogé, lundi, sur la question de savoir s’il pouvait affirmer sans équivoque, au nom du gouvernement, que la Tchéquie soutenait le Groenland, Andrej Babiš, a répondu par la négative. Expliquant que les États-Unis étaient le leader de l’OTAN, le Premier ministre a ajouté que les conflits étaient contre-productifs.
En raison des derniers événements autour du Groenland et des menaces du président américain Donald Trump, notamment celle d’imposer des droits de douane à huit pays européens, un sommet européen en urgence se tiendra ce jeudi à Bruxelles, et la Tchéquie y sera représentée par Andrej Babiš.
« Nous préférons clairement qu’un accord soit trouvé au sein de l’Alliance. Il serait très regrettable que des conflits éclatent », a déclaré le chef du gouvernement tchèque. Ce mardi sur les réseaux sociaux, il a précisé qu’il espérait que le différend concernant le Groenland pourra être « résolu par la voie diplomatique », le Danemark et les États-Unis étant des alliés au sein de l’OTAN, selon lui.
Andrej Babiš a ajouté avoir acheté un globe terrestre à un prix de 15 000 couronnes (un peu plus de 600 euros) afin de voir exactement où se trouve le Groenland. « L’Orechnik mettrait 26 minutes depuis la Russie pour atteindre la Maison Blanche, et il survolerait le Groenland à la 11e minute. Les arguments du président Trump concernant la Chine et la Russie sont donc pertinents, il convient par conséquent de trouver un accord. Les défis ou les déclarations ne servent à rien », a-t-il expliqué en référence au missile balistique russe.