Détroit d’Ormuz : Français et Britanniques intéressés par l’offre tchèque de radar passif, selon Petr Macinka

Après que le Premier ministre, Andrej Babiš, a annoncé, la semaine dernière, lors de la visite du secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte à Prague, que la République tchèque pouvait mettre à disposition un radar passif pour assurer la sécurité du détroit d’Ormuz, le chef de la diplomatie, Petr Macinka, a fait savoir, mardi à Luxembourg, que la France et le Royaume-Uni voyaient d’un bon œil cette proposition.

Appelé DPET (Deployable Passive ESM Tracker) et conçu pour détecter, localiser, poursuivre et identifier des cibles aériennes, terrestres et maritimes, y compris les drones, ce système de surveillance très sophistiqué pourrait contribuer à la protection du trafic maritime dans le détroit, passage stratégique entre entre le Golfe Arabo-persique et l’océan Indien. Cette contribution ne sera toutefois possible que lorsque la situation dans la région se sera apaisée.

« Nous sentons que nous devrions apporter notre aide et nous percevons également une certaine frustration de la part des États-Unis. Mais nous ne sommes pas une puissance maritime et ne possédons pas de flotte, nous avons donc réfléchi à la manière dont nous pourrions contribuer », a expliqué Petr Macinka.