Conflit d’intérêts d’Andrej Babiš : la Commission européenne pas satisfaite de la réponse tchèque

La Commission européenne n’est toujours pas satisfaite de la réponse des autorités tchèques concernant les mesures prises par le pays pour prévenir le conflit d’intérêts du Premier ministre Andrej Babiš. Selon une nouvelle lettre adressée à Prague le 20 mai, dont dispose iRozhlas.cz, le site d’actualité de la Radio tchèque, le représentant de la Commission en charge du dossier réclame notamment une analyse juridique du RSVP Trust, le fonds fiduciaire privé dans lequel Andrej Babiš a placé les actions de sa holding Agrofert de manière à pouvoir être nommé Premier ministre. Bruxelles exige également d’avoir l’assurance que les autres entreprises appartenant à Andrej Babiš qui sont restées en dehors de ce fonds, notamment SynBiol et Hartenberg Holding, n’ont pas bénéficié d’argent public.

Une première lettre de la Commission demandant des précisions avait déjà été adressée aux autorités tchèques en février dernier et la réponse de celles-ci  « ne répond pas entièrement aux demandes formulées », a indiqué Hugo Sobral, directeur général adjoint de la politique régionale et urbaine à la Commission européenne.

Selon le site Seznam Zprávy, la Commission européenne souligne que, tant que le conflit d’intérêts n’aura pas été résolu de manière définitive, la République tchèque ne doit formuler auprès de l’Union européenne aucune demande de versement de subventions pour des entreprises liées à Andrej Babiš.