Réforme du financement des médias publics : les syndicats et le gouvernement campent sur leurs positions
Une réunion entre les représentants des syndicats de la Télévision tchèque (ČT) et de la Radio tchèque (ČRo) et du gouvernement s’est tenue, lundi soir, après la journée de grève à laquelle ont participé de nombreux employés des deux médias de service public. Ce mouvement de protestation a été organisé après que le gouvernement a approuvé, la semaine dernière, le projet de réforme qui vise à supprimer, à compter de 2027, le système actuel de redevances audiovisuelles pour le remplacer par un financement direct via le budget de l’État.
Au terme de cette rencontre, les syndicats ont réaffirmé que la manière dont les lois étaient débattues ainsi que le contenu des projets étaient inacceptables à leurs yeux. Selon eux, des discussions sur la réforme du financement de ČT et de ČRo devraient être menées avec les directeurs des deux médias.
De leur côté, les représentants du gouvernement, parmi lesquels figurait le Premier ministre Andrej Babiš, ont répété que cette réforme s’inscrivait dans le cadre à la fois d’une volonté de réaliser des économies et de la mise en œuvre de leur programme politique.
L’adoption du projet en question, qui sera soumis à l’examen du Parlement dans les prochains mois, entraînerait une réduction globale des budgets des deux médias de 1,4 milliard de couronnes (57 millions d’euros), soit environ 15 % par rapport à ce dont ils disposent pour cette année. ČT et ČRo ont fait savoir qu’une telle décision entraînerait une réduction de leur production d’émissions ainsi que le licenciement de plusieurs centaines des quelque 4 250 personnes actuellement employées au sein des deux institutions, qui fonctionnement indépendamment l’une de l’autre. Toujours selon elles, n plus d’affaiblir leur stabilité financière, cette réforme menacerait également leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.