Etat de droit : les institutions tchèques jugées solides, mais des réformes restent attendues

Les institutions démocratiques tchèques demeurent stables et résilientes, mais des progrès sont encore nécessaires en matière de lutte contre la corruption, de numérisation de la justice, de qualité du processus législatif et de financement des médias publics. C'est le constat partagé par plusieurs experts réunis mardi à Prague à l’occasion de la publication du rapport 2025 de la Commission européenne sur l’état de droit dans l’Union.

Le rapport salue notamment l’indépendance de la justice tchèque et l’adoption de la loi sur le lobbying, tout en recommandant d’achever la numérisation des tribunaux, de renforcer les règles sur les conflits d'intérêts et d’améliorer la protection des journalistes. L’ancienne vice-présidente de la Commission européenne Věra Jourová a par ailleurs averti que des restrictions importantes au financement des médias publics pourraient conduire Bruxelles à engager une procédure pour violation du règlement européen sur la liberté des médias.

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