L’Union des magistrats réagit elle aussi aux accusations « infondées » d’Andrej Babiš contre la justice

Après l’Union des juges de République tchèque et l’Ordre des avocats tchèque, l’Union des magistrats s’est jointe, ce mercredi, aux réserves émises concernant les déclarations du Premier ministre, Andrej Babiš, relatives à l’administration de la justice en République tchèque. Dans un message publié sur X, elle considère que les propos du chef du gouvernement, évoquant un procès à motivation politique, « sont infondés et portent atteinte à la confiance dans l’État de droit ».

À plusieurs reprises, Andrej Babiš a déclaré que les juges rendaient des décisions sans disposer de preuves. Il a également évoqué « une mafia qui vous met en prison sur simple commande ». Lundi encore, à l’issue du conseil des ministres, il a répété que l’affaire dite du « Nid de cigogne » — dans laquelle les poursuites le visant sont suspendues en raison de son immunité parlementaire — constituait « un procès politique ».

Selon le communiqué publié par l’Union des juges, si chacun a le droit de critiquer une décision de justice, a fortiori une personne directement concernée par une procédure pénale, le Premier ministre se doit néanmoins d’assumer une responsabilité particulière quant à la manière dont il s’exprime au sujet du pouvoir judiciaire, qui est « l’un des piliers d’un État de droit démocratique ».