Carburants : les prix seront bientôt de nouveau plafonnés en Tchéquie

En République tchèque aussi, le gouvernement s’efforce de freiner la hausse des prix des carburants. Tandis que les prix de l’essence et du gazoile seront de nouveau plafonnés à compter du 1er octobre, le principe d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des sociétés de raffinage du pétrole a également été approuvé.

En août dernier, la République tchèque, d’après les données d’Eurostat, a été le pays de l’Union européenne qui a enregistré la plus forte augmentation mensuelle du prix du gazole, avec une hausse de 14,3 % par rapport au mois de juillet (+8,3 % en moyenne pour l’ensemble des Vingt-sept).

Depuis, les tarifs à la pompe ont continué d’augmenter, atteignant même leur plus haut niveau de ces quatre dernières années. Mardi 22 septembre, le litre de l'essence la plus vendue dans le pays, la Natural 95 (SP95-E10), s’élevait en moyenne à 45,93 couronnes (près de 1,90 euro), tandis que le litre de gazole était, lui, à 49,33 couronnes, attaquant ainsi la barre symbolique des 2 euros.

En réaction à cette inflation, le ministère des Finances a annoncé qu’il rétablirait, à compter du 1er octobre, le système de plafonnement des prix des carburants. La marge des distributeurs sera plafonnée à 2,50 couronnes (environ 0,10 euro) par litre de carburant. Comme cela était déjà le cas d’avril à juillet derniers, en réaction à la flambée des cours du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient, les prix seront à nouveau publiés quotidiennement sur le site Internet du ministère.

De même, toujours à partir du 1er octobre, le gouvernement réduira également l’accise sur le gazole. Tout comme au printemps, celle-ci passera de 9,95 couronnes par litre à 8,011, ce qui, selon le ministère, correspond à la valeur minimale admissible fixée par les directives européennes. Pour l’essence, la taxe restera inchangée.

Le gouvernement a également instauré une taxe sectorielle exceptionnelle sur les raffineries, qui s’appliquera cette année ainsi qu’en 2027. Celle-ci s’appliquera aux entreprises dont le chiffre d’affaires total atteint au moins deux milliards de couronnes par an (82 millions d’euros) et qui tirent en outre de leurs activités de raffinage des recettes d’au moins cinquante millions de couronnes par an (environ deux millions d’euros). Le ministère des Finances prévoit qu’il n’y aura en réalité qu’un seul contribuable. En effet, les deux seules raffineries de République tchèque, situées à Litvínov (Bohême du nord-ouest) et à Kralupy nad Vltavou (Bohême centrale), appartiennent à la société Orlen Unipetrol.