Élections sénatoriales : bilan finalement mitigé pour le mouvement ANO d’Andrej Babiš

Le quartier général de campagne du mouvement STAN

Cinq candidats ont été directement élus dès le premier tour des élections sénatoriales, qui se sont tenues en République tchèque, vendredi 9 et samedi 10 octobre. Ailleurs, dans les vingt-deux autres circonscriptions du pays concernées par ces élections, un second tour sera organisé vendredi et samedi prochains. Membre de l’opposition, le parti libéral STAN a obtenu les meilleurs résultats de ce premier tour. Le bilan est en revanche plus mitigé pour le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babiš.

Des élections sénatoriales partielles, qui doivent permettre le renouvellement d’un tiers des 81 membres que compte la Chambre haute du Parlement, sont organisées pour la seizième fois en République tchèque, depuis leur grande première en 1996. Ce premier tour, qui sera suivi, vendredi et samedi prochains, d’un second dans vingt-deux des vingt-sept circonscriptions du pays où le scrutin se tient cette année, a d’abord été marqué par une participation, avce un taux moyen de 43,31 %, qui a été la plus importante depuis 2010 (44,6 %) et la deuxième la plus élevée en l’espace de trente ans.

Andrej Babiš | Photo: Ladislav Křivan,  MFDNES + LN/Profimedia

Alors que samedi en fin d’après-midi, dans les première heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote, le mouvement ANO d’Andrej Babiš, principale formation de la coalition gouvernementale, semblait avoir de bonnes raisons de se réjouir des résultats, c’est finalement le parti STAN (Maires et Indépendants – libéraux) qui apparaît comme le grand gagnant de ce premier tour. En raison d’un dépouillement rendu plus compliqué par le déroulement parallèle des élections municipales, les résultats définitifs ne sont connus que depuis ce dimanche matin.

Si cinq candidats de différents partis ont été directement élus, en obtenant plus de 50 % des suffrages exprimés dans leur circonscription, des « finales » mettant aux prises les deux candidats ayant réalisé les meilleurs scores se tiendront partout ailleurs. Quels qu’en seront les vainqueurs en fin de semaine prochaine, une chose est d’ores et déjà acquise, ce dimanche matin : l’opposition au gouvernement restera majoritaire au Sénat, et ce, au moins pour les deux prochaines années et jusqu’aux prochaines élections.

Formation de l’ancienne coalition gouvernementale de centre-droit diriée par Petr Fiala jusqu’à la fin de l’année dernière, STAN a vu deux de ses quatorze candidats en lice, Jan Sobotka et Zbyněk Linhart, être élus dès ce premier tour. Les douze autres sont, eux, qualifiés pour le deuxième tour.

Pour ANO, en revanche, qui espère renforcer sa présence à la Chambre haute, où le club ne comptait jusqu’à présent que 15 représentants, seuls 13 candidats sur un total de 24 ont bénéficié d’un soutien suffisant des votants pour accéder à ce deuxième tour. De même, le parti conservateur ODS, l’une des principales forces de l’opposition, doit se contenter d’un résultat de 9/14.

Jan Grolich | Photo: Václav Šálek,  ČTK

Autres formations de l’opposition, et eux aussi composantes de l’ancien gouvernement, les partis TOP 09 (centre-droit) et KDU-ČSL (chrétiens-démocrates) s’en sortent mieux à une plus petite échelle : président du KDU-ČSL, Jan Grolich a été élu directement en recuillant un peu plus de 63 % des suffrages et deux autres de candidats chrétiens-démocrates pourront espérer une issue similaire lors du deuxième tour. Du côté de TOP 09, Jan Grulich, avec un score de 62 %, a lui aussi défendu son mandat avec succès, obtenant ainsi le droit de siéger au Sénat pour six années supplémentaires, tandis que deux autres candidats restent en lice pour le deuxième tour.

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