L’Algérie, un « partenaire clef » en Afrique pour la Tchéquie aux yeux d’Andrej Babiš

Andrej Babiš et Karel Havlíček

S’il a beaucoup été question d’augmenter les importations de gaz naturel, la visite d’Andrej Babiš en Algérie, lundi et mardi, dans un pays qu’il considère comme « un acteur régional majeur », visait aussi à servir les intérêts de la République tchèque dans une Afrique qui, toujours selon le chef du gouvernement, « joue un rôle de plus en plus important pour l’Europe ».   

La République tchèque devrait doubler à l’avenir ses importations de gaz naturel en provenance d’Algérie, dont le volume s’élève actuellement à quelque 200 millions de mètres cubes. Andrej Babiš a obtenu un engagement préliminaire de la part du président Abdelmadjid Tebboune, selon ce qu’a déclaré, lundi à Alger, le vice-Premier ministre et ministre de l’Industrie et du Commerce, Karel Havlíček. Selon ce dernier, il s’agit là d’une avancée notable pour parvenir à l’objectif d’une plus grande diversification des approvisionnements en gaz de la République tchèque, et ce, de manière à placer le pays en meilleure position lors des négociations sur les prix.

Au-delà de la question énergétique, qui était la priorité de ce voyage auquel participait une importante délégation de chefs d’entreprise, le Premier ministre a également évoqué, cette fois lors du forum d’affaires, les multiples perspectives et opportunités dans le développement des échanges commerciaux entre la République tchèque et l’Algérie, notamment dans les secteurs minier, de la construction mécanique, de l’aéronautique ou des technologies de pointe.

« L‘Algérie est l‘un de nos principaux partenaires en Afrique du Nord et dans la région méditerranéenne. Nous la considérons comme un partenaire stratégique jouant un rôle clé dans le rapprochement entre l’Europe et l’Afrique », a déclaré Andrej Babiš. Celui-ci a souligné que l’UE et l’Afrique devront coopérer pour relever toute une série de défis, allant de la sécurité énergétique à la sécurité alimentaire, en passant par l’approvisionnement en matières premières indispensables. Il a qualifié l’Algérie de « pays essentiel » dans le cadre de cette coopération.

Le chef du gouvernement s’est également félicité du fait que la coopération tchéco-algérienne s’inscrive dans le prolongement de relations de longue date. « Nous renouons avec un partenariat qui existe depuis des générations », a-t-il précisé, rappelant la coopération historique entre les entreprises tchèques du secteur mécanique et l’Algérie, ainsi que les possibilités d’études supérieures offertes aux étudiants algériens dans l’ancienne Tchécoslovaquie.