Nouvelles Lundi, 04. OCTOBRE, 1999

r_2100x1400_radio_praha.png

Par Omar Mounir

Le président de la République à propos de la réforme constitutionnelle

Quelques observations suffirent au président Vaclav Havel, lors d'un débat à la télévision Prima, pour démolir le projet d'amendement de la Constitution présenté par les députés de l'ODS et de la social-démocratie, adopté en conseil du gouvernement, et tendant, entre autres, à limiter les pouvoirs du président de la République.

"Ici, c'est d'un coup, dit Havel, que l'on dénie l'autonomie du rôle du président à une époque où gouvernements et parlements ne cessent de se relayer, et dans la période post-électorale, qui se trouve être l'une des raisons fondamentales pour lesquelles la fonction présidentielle existe dans les démocraties parlementaires".

Rappelons que le projet d'amendement prévoit que le président nomme comme premier ministre le chef du parti politique sorti vainqueur des élections, et, en cas de refus de ce dernier, le chef du second parti. Et le président d'ajouter: celui-ci non plus n'est pas obligé d'accepter la fonction.

"Une troisième chance, a-t-il dit, le président vous ne la lui laissez pas. Le troisième candidat, c'est le président du Parlement qui doit le proposer. Seulement voilà, le Parlement n'existe pas après les élections, a dit Havel, il est dissous, tandis qu'il faut un certain temps avant que naisse le nouveau Parlement". Ainsi le président a attiré l'attention sur les incohérences du projet d'amendement, avec la mention que le projet ne tient pas compte de l'éventualité où ce n'est pas un parti qui remporte les élections, mais une coalition de partis. La copie est à revoir.

Havel: Le passé communiste n'est toujours pas réglé

Le président Vaclav Havel a par ailleurs déclaré que la République tchèque n'a pas encore réglé la question de son passé communiste. Aussi, s'est-il déclaré partisan de la prorogation du délai de prescription des crimes communistes, qui devrait en principe arriver à échéance cette année. Le plus important d'après lui est que les Tchèques soient capables de réfléchir sur ce passé, de le circonscrire et sans préjugés le régler.

La CTK à propos de l'exode des Roms en Grande-Bretagne

La CTK signale dans l'une de ses dépêches que lors de l'après-midi de ce samedi, ils étaient 15 Roms à attendre dans le hall de l'aéroport de Prague l'embarquement, direction Londres. On lit dans la dépêche que l'atmosphère douillette à l'intérieur du hall de l'aéroport comme devant les bâtiments ne dit pas comment un millier de Roms a été attiré vers la "Terre promise" à cause de billets à bon marché, comme le précise le journal britannique Daily Mail à l'intention des services d'immigration, dans le cadre de l'éventualité d'instaurer l'obligation de visa pour les citoyens tchèques.

Campagne de lutte contre le cancer

Campagne de lutte contre le cancer ouverte, en République tchèque, à partir de ce dimanche 3 octobre et jusqu'au 9 de ce mois-ci: elle porte essentiellement sur le tabagisme des jeunes. Deux programme seront associés. Le premier: "Moi, fumer, je ne le ferai pas", il s'adresse aux enfants à partir de la maternelle. Le second: "Troque la cigarette contre une pomme", il s'adresse aux élèves des écoles, collèges et lycées.

Rassemblement de skins

Un groupe d'une centaine de membres de mouvements néo-nazis, qui se sont rencontrés samedi soir dans un restaurant du quartier Smichov à Prague, ont eu affaire à une intervention de la police tard dans la soirée. Une intervention sur appel d'observateurs du Mouvement civique pour la solidarité et la tolérance, agressés par les skins radicaux qui criaient des slogans néo-nazis. Il y eut six arrestations pour vérification d'identité. Les personnes arrêtées, qui n'avaient pas leurs documents sur eux, auraient déjà retrouvé la liberté.

Le service militaire

Ils sont 9000 jeunes qui vont se retrouver, dès ce lundi, sous les drapeaux en vue d'une année de service militaire. Autant d'autres jeunes rejoindront leurs foyers, dès mardi, pour faire désormais parti des militaires de réserve.