Nouvelles Lundi, 22. NOVEMBRE, 1999

r_2100x1400_radio_praha.png

Par Omar Mounir

Le président Vaclav Havel à propos de la situation politique

Se prononçant sur l'actuelle situation politique en République tchèque, où les partis démocratiques représentés au Parlement sont vainement à la recherche d'une porte de sortie, le président Vaclav Havel est plutôt pour une solution qui n'appelle pas des élections anticipées. "J'aimerais qu'il n'y ait pas d'élections anticipées", a-t-il dit. Son conseiller externe, Michael Kocab, s'est aussi prononcé dans le même sens. A son avis, le mieux serait que des initiatives civiques, à l'instar des étudiants de 1989 qui ont invité les chefs des partis à démissionner, poussent ces mêmes partis à trouver une issue.

Miroslav Grebenicek critique le président de la République

Dans l'émission "Sept jours sur sept" de la télévision privée Nova, le président du Parti communiste de Bohême et de Moravie, Miroslav Grebenicek, a qualifié de malheureuses, de non diplomatiques et même d'illettrées les initiatives du président Vaclav Havel lors de la conférence de l'OSCE à Istanbul, notamment l'invitation, par lui, d'une délégation de l'opposition serbe. "Nos citoyens auront la latitude de juger d'eux-mêmes, a-t-il dit, lorsque certaines de nos usines perdront leur marché en Russie".

Le gouvernement tchèque et la politique des visas

L'instauration de l'obligation de visas pour les ressortissants des pays membres de l'ancienne Union soviétique sera de nouveau à l'ordre du jour du conseil ministériel ce lundi. Les pays concernés sont la Biélorussie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ukraine. Une décision qui a été prise déjà à la mi-novembre mais qui fut ajournée sur demande du ministère des Affaires étrangères.

Une solution pour le partage du patrimoine de la Tchécoslovaquie?

Le Premier ministre tchèque, Milos Zeman, est convaincu de parvenir, lors de sa prochaine rencontre avec son homologue slovaque, Mikulas Dzurinda, le 24 novembre, au règlement de la question du partage du patrimoine hérité de l'ancienne Tchécoslovaquie. Il a rappelé à ce propos qu'ensemble, ils ont promis de résoudre ce problème dans un délai d'un an qui expirerait précisément le jour de cette rencontre. Il y a de cela, en effet, un an, les deux Premiers ministres ont formé une commission ad hoc qui, depuis, semble avoir résolu les principaux points de litige.

Milos Zeman évalue la période post-communiste

Evaluant l'évolution en République tchèque depuis la chute du communisme en 1989, le Premier ministre Milos Zeman a déclaré que la plus grande erreur commise par l'ancien gouvernement de droite, de Vaclav Klaus, était d'avoir abandonné l'idée d'économie de marché orientée socialement et écologiquement. "Elle fut remplacée, a-t-il ajouté, par un bien étrange capitalisme du XIXe siècle". Sans tarir de qualificatifs, il a parlé de "bolchevisme de droite", ce qui se manifeste, d'après lui, "dans la conviction de ses représentants de considérer leurs opinions comme étant les meilleures et la seule solution acceptable".

Des skinheads attaquent des Roms

Ils sont à peu près 30 skinheads à avoir investi, peu avant minuit, dans la soirée de samedi, le restaurant Modra Hvezda à Ceské Budejovice, et attaqué des citoyens rom participant à une réjouissance. Il y eut neuf blessés et des dégâts matériels dans le restaurant.

Des Roms critiquent la République tchèque

La République tchèque a été l'objet d'une sévère critique lors du festival du film documentaire sur les Roms, organisé, au début du week-end, par le Musée américain d'histoire naturelle de New York. Lors des débats consécutifs aux projections, les représentants des Roms ont accusé la Tchécoslovaquie post-communiste et la République tchèque de stériliser des femmes rom et d'isoler les Roms dans des HLM ghettos.

Les Tchèques non rom présents à cette manifestation ont catégoriquement rejeté ces accusations qu'ils ont qualifiées d'amplification des faits; l'origine de certains remonte, ont-ils précisé, au régime communiste où la stérilisation s'était en effet pratiquée, mais de 1959 à 1990, dans le cadre du plan dit de "limitation des populations ayant une mauvaise santé".

Vaclav Klaus succéderait à lui-même à la tête de l'ODS

Les chances de Vaclav Klaus de succéder à lui-même à la tête de l'ODS ne font que grandir. Il est, jusqu'à présent, le seul candidat à être plébiscité par les représentations régionales. Le congrès où sera élue la nouvelle direction du parti se tiendra les 4 et 5 décembre à Liberec, en Bohême du nord. Ajoutons que Vaclav Klaus est à la tête de l'ODS depuis sa formation en 1991. Lors de l'assemblée des représentations régionales, ce samedi, il fut élu par 33 délégués sur 44.