Pékin demande aux sénateurs tchèques de ne pas s'immiscer dans les questions relatives au Tibet

L’ambassade de Chine à Prague a appelé les sénateurs tchèques à ne pas intervenir dans les questions liées au Tibet. Elle a exprimé son mécontentement et son désaccord avec la position adoptée mercredi par la Chambre haute du Parlement. La déclaration du porte-parole de l’ambassade a été publiée ce matin sur son site internet. Le Sénat avait soutenu mercredi l’idée que le futur chef spirituel tibétain, le dalaï-lama, soit choisi sans ingérence du régime communiste chinois.

« Nous exprimons notre vive insatisfaction et notre ferme opposition au fait que certains sénateurs tchèques n’aient pas respecté la position sérieuse de la partie chinoise sur les questions liées au Xizang et aient gravement interféré dans les affaires intérieures de la Chine », a déclaré l’ambassade, en utilisant le nom chinois Xizang pour désigner la région autonome du Tibet. Selon elle, celle-ci fait partie intégrante de la Chine et ses affaires relèvent exclusivement de ses affaires intérieures, dans lesquelles aucune force extérieure ne doit intervenir.

« La partie chinoise appelle certains sénateurs tchèques à reconnaître pleinement la nature séparatiste anti-chinoise du groupe du dalaï-lama et à cesser toute ingérence dans les questions liées au Xizang », a ajouté l’ambassade, qui estime que les sénateurs devraient contribuer par leurs actions au maintien d’un développement sain et stable des relations tchéco-chinoises.

Selon le Sénat tchèque, la désignation du prochain dalaï-lama devrait se dérouler « sans pression ni ingérence de la République populaire de Chine », bien que celle-ci exerce son contrôle sur le territoire tibétain.