Rencontre des chefs des diplomaties française et tchèque
Ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères tchèque, Cyril Svoboda, a fait une courte visite à Paris. Il y était l'hôte de son homologue français, Michel Barnier.
Le chef de la diplomatie française, Michel Barnier, a déclaré, lors d'un point de presse :
Le chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, s'est exprimé dans le même esprit : « Nous voulons envoyer, avant les élections de juin au Parlement européen, un signal indiquant que l'Union européenne est capable de couronner de succès la discussion sur la constitution, et qu'il existe plus de choses qui nous rassemblent que celles qui nous divisent ». Cyril Svoboda a confirmé, toutefois, qu'il existait encore des différences de vues sur certaines questions, comme par exemple la majorité qualifiée, lors de la prise de décisions au Conseil de l'Europe, ou la composition de la Commission européenne. Il est important, selon lui, que la France soit prête à des compromis et qu'il ne peut être question d'un diktat des grands aux petits. Le ministre tchèque a précisé qu'il est important que la conférence sur la convention ne soit convoquée qu'au moment où il sera certain qu'un accord pourra être atteint. La date n'est pas connue encore, mais on devrait en décider fin mai, au plus tard. Les gouvernements des pays de l'Union européenne craignent, en effet, que le refus du projet de convention de l'année dernière se répercute, négativement, sur les élections au Parlement européen. L'enjeu n'est pas qui sera élu, mais combien de citoyens européens se rendront aux urnes. Une sorte de test de l'ambiance et de l'humeur qui règnent dans l'Union prochaine des Vingt-cinq.
Le ministre tchèque, Cyril Svoboda, a encore confirmé que la Tchéquie voulait faire partie des pays avec lesquels la France désirerait réaliser une politique commune de défense. Comme l'a précisé le ministre français, Michel Barnier, d'autres questions ont été évoquées, surtout la situation en Irak et la transition qui devrait avoir lieu au mois de juin. D'après lui, il serait bon que cette transition soit précédée par une conférence internationale sous les auspices des Nations unies. Une transition qui conduirait à la formation d'un nouveau gouvernement irakien représentatif, à partir du 1er juillet.
Le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, a encore rendu visite au Centre tchèque et au nouveau bâtiment de l'ambassade, en reconstruction, non loin de la tour Eiffel, avant de rentrer à Prague, jeudi après-midi.




