Selon son chef d’état-major, l’Armée tchèque accuse un retard de développement de 6 à 10 ans
C’est en présence du nouveau ministre de la Défense, Jaromír Zůna (SPD - extrême droite), que se tient, ce mardi à Prague, l’assemblée des commandants de l’Armée tchèque. Cette réunion permet d’évaluer régulièrement les priorités de développement et les principales missions de cette dernière.
En ouverture, le chef d’état-major, Karel Řehka, a souligné l’importance d’un financement stable et porté l’attention sur le fait que l’armée accusait « un retard de six à dix ans » par rapport aux capacités requises. « Il ne faut plus jamais que se reproduise la situation où la défense de la République tchèque était en ruines et où tout le monde faisait comme si de rien n’était », a-t-il averti.
Karel Řehka, aux yeux duquel la Russie, qui « s’attaque à notre liberté et à notre souveraineté », constitue la principale menace, a admis que la situation sécuritaire n’était pas simple et qu’elle ne s’améliorerait pas dans un futur proche. « En raison d’une négligence prolongée de la défense et d’une dette intérieure, il est aujourd’hui nécessaire d’investir davantage pour atteindre les capacités requises », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le ministre de la Défense a désigné la défense comme l’une des priorités clés du gouvernement. Jaromír Zůna a toutefois critiqué le manque de vision stratégique qui, selon lui, a prévalu au sein de l’armée ces dernières années.