Suite de l'affaire de l'assassinat du consul nigérian à Prague

Assassinat du consul nigérian à Prague (Photo: CTK)

Comme nous vous en avons déjà informés, mercredi matin, un citoyen tchèque, retraité de 72 ans, a assassiné, à son bureau de l'ambassade pragoise, le consul du Nigéria en République tchèque. Le criminel a été arrêté rapidement et incarcéré, après avoir reconnu les faits. L'enquête se poursuivaitt pour découvrir le motif du meutre.

Assassinat du consul nigérian à Prague  (Photo: CTK)
Comme nous vous en avons déjà informés, mercredi matin, un citoyen tchèque, retraité de 72 ans, a assassiné, à son bureau de l'ambassade pragoise, le consul du Nigéria en République tchèque. Le criminel a été arrêté rapidement et incarcéré, après avoir reconnu les faits. L'enquête se poursuivaitt pour découvrir le motif du meutre. La police était sur la bonne piste en pensant à ce qu'on appelle les lettres nigériannes, une escroquerie que ceux qui reçoivent des dizaines de courriers électroniques leur proposant de gros gains pour la mise à la disposition de leurs comptes en banque doivent connaître. Le motif du retraité était bien d'ordre financier. L'enquête policière a révélé que cet ancien médecin de Melnik, ville située au nord de Prague, était tombé dans le piège des mauvais investissements. Il aurait placé dans les dix millions de couronnes dans des transactions suspectes avec des spéculateurs nigérians. Il connaissait le pays, car il y avait exercé, pendant plusieurs années, en tant que médecin. Les millions, il les avait empruntés ça et là, même au chauffeur de l'ambassade du Nigéria. Une ambassade où il venait souvent, pour se plaindre de ses pertes financières. Il avait même vendu sa maison pour payer une dette importante ! Ainsi se termine une histoire tragique d'une personne trop crédule, pour laquelle le miroir des millions était devenu plus important que la vie. L'assassinat du consul n'est donc que le geste désespéré d'un homme sans histoire et aisé, mais qui n'a pas résisté à la tentation et s'est fait escroquer. Les autorités tchèques venaient tout juste de mettre, de nouveau, en garde contre le piège des fameuses lettres nigériannes.