Tolérance du président tchèque à l'égard du Groupe de Visegrad
Le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, était connu pour son aversité envers le Groupe de Visegrad, formé par la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie. Au sommet de Budapest, il a surpris les pays membres.
Au sommet de Budapest, ce lundi, Vaclav Klaus, aujourd'hui président de la République tchèque, a surpris ses partenaires. Il a reconnu que la coopération entre les quatres pays du V4 avait un sens, et qu'elle devait se poursuivre même après l'entrée de ces pays dans l'Union européenne, en mai 2004. Lors du sommet de Budapest, les présidents des quatre pays membres du V4 ont décidé que le nouveau programme de coopération du Groupe de Visegrad devrait résider dans l'édification du système de protection des frontières extérieures de l'Union européenne, d'après les accords de Schengen. Vaclav Klaus a bien insisté sur ce point, en déclarant : « Le projet principal ne peut être représenté par un soutien à des groupes folkloriques. Le plus important est l'entrée dans la zone de Schengen. Cela concerne les quatre pays du V4 ». Au sommet de Budapest, on s'attendait à l'éclatement d'un litige au sujet de l'initiative des présidents allemand et polonais. Cette initiative appelait à une discusion européenne sur la question du tranfert, de la fuite et du déménagement des populations, dans l'histoire européenne. Le président tchèque avait refusé l'idée de cette initiative, la semaine dernière déjà. A Budapest, cette question n'a pas été à l'ordre du jour.
Le sommet du V4, à Budapest, s'est terminé sur une invitation du président slovaque, Rudolf Schuster, à se retrouver pour un nouveau sommet, l'année prochaine, à Bratislava. Un peu d'humour de la part du chef de l'Etat slovaque, qui a indiqué qu'il ne savait pas encore si ce serait lui qui serait l'hôte, en raison des élections présidentielles en Slovaquie, en 2004.




