Tolérance du président tchèque à l'égard du Groupe de Visegrad

Rudolf Schuster, Vaclav Klaus, Ferenc Madl et Aleksander Kwasniewski (Photo: CTK)

Le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, était connu pour son aversité envers le Groupe de Visegrad, formé par la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie. Au sommet de Budapest, il a surpris les pays membres.

Rudolf Schuster,  Vaclav Klaus,  Ferenc Madl et Aleksander Kwasniewski  (Photo: CTK)
Le Groupe de Visegrad, comptant quatre pays d'Europe centrale, est connu sous l'abréviation V4. Il a vu le jour en 1991, mais jusqu'à l'an 2000, ses activités ne revêtaient pas une très grande importance. Vaclav Klaus, Premier ministre de la République tchèque, dans le début des années quatre-vingt-dix, avait beaucoup critiqué le Groupe de Visegrad, lui reprochant de mener des discussions sans contenu. La position adoptée par le gouvernement tchèque, à cette époque, avait conduit à un certain sommeil du V4.

Au sommet de Budapest, ce lundi, Vaclav Klaus, aujourd'hui président de la République tchèque, a surpris ses partenaires. Il a reconnu que la coopération entre les quatres pays du V4 avait un sens, et qu'elle devait se poursuivre même après l'entrée de ces pays dans l'Union européenne, en mai 2004. Lors du sommet de Budapest, les présidents des quatre pays membres du V4 ont décidé que le nouveau programme de coopération du Groupe de Visegrad devrait résider dans l'édification du système de protection des frontières extérieures de l'Union européenne, d'après les accords de Schengen. Vaclav Klaus a bien insisté sur ce point, en déclarant : « Le projet principal ne peut être représenté par un soutien à des groupes folkloriques. Le plus important est l'entrée dans la zone de Schengen. Cela concerne les quatre pays du V4 ». Au sommet de Budapest, on s'attendait à l'éclatement d'un litige au sujet de l'initiative des présidents allemand et polonais. Cette initiative appelait à une discusion européenne sur la question du tranfert, de la fuite et du déménagement des populations, dans l'histoire européenne. Le président tchèque avait refusé l'idée de cette initiative, la semaine dernière déjà. A Budapest, cette question n'a pas été à l'ordre du jour.

Rudolf Schuster,  Ferenc Madl,  Vaclav Klaus et Aleksander Kwasniewski  (Photo: CTK)
Le sommet du V4, à Budapest, s'est terminé sur une invitation du président slovaque, Rudolf Schuster, à se retrouver pour un nouveau sommet, l'année prochaine, à Bratislava. Un peu d'humour de la part du chef de l'Etat slovaque, qui a indiqué qu'il ne savait pas encore si ce serait lui qui serait l'hôte, en raison des élections présidentielles en Slovaquie, en 2004.