Un souvenir de Jaroslav Jezek, musicien tchèque par excellence...

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Il y a 60 ans, le 1er janvier 1942, disparaissait un génie de la musique tchèque : Jaroslav Jezek, compositeur et pianiste par excellence. Magdalena Segertova brosse son portrait.

Autant la musique de Jaroslav Jezek est joyeuse et envoûtante, autant sa vie était difficile. Le musicien était mal voyant et mal entendant, depuis son enfance. Il a étudié la musique au conservatoire de Prague et fait un stage de six mois à Paris. Son nom est à jamais lié au théâtre pragois « Osvobozene divadlo » et à deux acteurs célèbres qui y ont joué, ses amis Jiri Voskovec et Jan Werich. Sur cette fameuse scène d'avant-garde tchèque, les trois artistes ont monté, dans les années trente, des spectacles hors du commun, dans lesquels ils ont critiqué, avec beaucoup d'humour et d'ironie, la situation politique de l'époque. Les spectacles, Jaroslav Jezek les agrémentait de chansons, devenues très populaires, aimées d'un large public et chantées jusqu'à nos jours. En 1938, le théâtre a été fermé. Voskovec, Werich et Jezek ont fui le fascisme, et ils se sont installés aux Etats-Unis. Après la guerre, Jan Werich, est rentré en Tchécoslovaquie, où il a continué de monter, avec d'autres acteurs, des spectacles satiriques. Jiri Voskovec, lui, est aussi revenu, mais seulement pour une courte période, avant que les communistes n'arrivent au pouvoir. Seul Jaroslav Jezek, est resté, involontairement, en exil... Les deux années qu'il a passées aux Etats-Unis, étaient, pour lui qui était tellement attaché à son pays et à sa mère, assez sombres. Souffrant, en plus, d'une maladie du rein, il a quand même

Auteur: Magdalena Segertová
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