Collecte nationale pour la construction d'écoles en Afrique

Photo: CTK

Pour la quatrième année consécutive était organisée cette semaine en République tchèque une vaste collecte baptisée « Postavme skolu v Africe » - « Construisons une école en Afrique », dont l'objectif est de recueillir des fonds afin de construire des écoles en Afrique, et plus précisément en Ethiopie. Le projet, mis sur pied par l'ONG tchèque « Clovek v tisni » - « L'homme en détresse », se tient dans pas moins de 75 villes du pays. A Prague, une tente d'information et de collecte avait été montée sur l'avenue Na Prikope, à deux pas de la place Venceslas.

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Si l'école est aujourd'hui considérée en République tchèque et en Europe comme une évidence, et souvent comme une contrainte par ces les enfants, on oublie parfois qu'elle reste un rêve inaccessible pour un grand nombre d'entre eux dans de nombreuses autres régions du monde. Pourtant, comme l'expliquent les responsables de « L'homme en détresse », l'éducation est considérée comme un des moyens les plus efficaces pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté. C'est une des raisons pour laquelle « Construisons une école en Afrique » a vu le jour il y a de cela désormais quatre ans. Junak, la fédération des scouts de République tchèque, participe également activement au projet. D'origine éthiopienne, David Yilma est un scout tchèque et c'est lui qui était le responsable de la tente installée dans le centre de Prague, jeudi matin.

La nouvelle école en Ethiopie, photo: CTK
« Cette école est conçue pour les enfants qui n'ont pas la possibilité d'aller à l'école, car il y a en a très peu, a-t-il précisé. C'est pourquoi l'Ethiopie a été choisie, car c'est un pays parmi les plus pauvres au monde où le taux d'analphabétisme s'élève à 60 %. Il est donc nécessaire de donner une chance aux enfants pour qu'ils puissent apprendre à lire, écrire et compter, car c'est un vrai problème. »

L'autre raison pour laquelle le choix de « L'homme en détresse » s'est porté sur l'Ethiopie, et non pas sur un autre pays africain, est essentiellement d'ordre technique, logistique et financier, l'ONG ayant déjà mis en place d'autres projets humanitaires en Ethiopie, tandis que Prague et Addis-Abeba entretiennent historiquement de bonnes relations.

Depuis le lancement du projet, dont la collecte se poursuit bien entendu tout au long de l'année, un peu plus de 6 millions de couronnes (environ 215 000 euros) ont été récoltés, permettant la construction de cinq écoles primaires pour près de 1200 enfants éthiopiens. Ces écoles sont installées dans les régions les plus reculées du pays et des enfants de tout âge s'y rendent, comme le confirme Jiri Plecity, coordinateur des missions africaines de « L'homme en détresse » :

« Dans ces écoles, nous nous concentrons surtout sur les élèves entre la première et la cinquième année de scolarité, sur les enfants les plus jeunes et plus encore les filles, et ce afin que les enfants les plus fragiles et les plus menacés ne soient pas contraints de parcourir de trop longues distances pour se rendre de chez eux jusqu'à l'école. Si un garçon de douze ans, qui se trouve en première ou deuxième année de scolarité, peut faire plusieurs kilomètres à pied, pour une fille de sept ans, ces kilomètres sont beaucoup plus fatigants et dangereux. C'est pourquoi nous tenons à ce que les écoles que nous construisons soient fréquentées par au moins 50 % de filles et par des enfants en âge d'aller à l'école, c'est-à-dire âgés par exemple de sept ou huit ans et ainsi de suite. »

Pour plus d'informations complémentaires sur « Construisons une école en Afrique », vous pouvez consulter le site Internet du projet : www.skolavafrice.cz.