Le gouvernement semble en avoir assez de la corruption qui fleurit un peu partout, au sein de la société tchèque, surtout dans les milieux administratifs. Lundi, il a chargé deux ministres, Stanislav Gross à l'Intérieur, et Karel Cermak à la Justice, de préparer des projets de nouvelles lois qui permettraient de sévir plus rigoureusement dans la lutte contre la corruption, donc pots-de-vin, dessous de table, bakchich etc.
Le gouvernement semble en avoir assez de la corruption qui fleurit un peu partout, au sein de la société tchèque, surtout dans les milieux administratifs. Lundi, il a chargé deux ministres, Stanislav Gross à l'Intérieur, et Karel Cermak à la Justice, de préparer des projets de nouvelles lois qui permettraient de sévir plus rigoureusement dans la lutte contre la corruption, donc pots-de-vin, dessous de table, bakchich etc. Les ministres devraient préparer ces projets, d'ici à la fin du mois de juin de l'année prochaine. Le cabinet, conduit par le Premier ministre social-démocrate, Vladimir Spidla, a pris acte de l'analyse concernant la lutte contre la corruption, présentée par le ministre de l'Intérieur. Elle compte sur le contrôle des biens d'un choix de fonctionnaires et de l'introduction d'une institution dont les agents provoqueraient les fonctionnaires en leur offrant des pots-de-vin. Tout le monde est d'accord, au sein de cabinet : il est nécesaire de faire quelque chose contre la corruption, très critiquée en Tchéquie et à l'étranger. La bonne entente disparaît, quand il est question des mesures à prendre et de leur profondeur. Pour le ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, le code du travail devrait suffir pour poursuivre et punir les « fautifs », les fonctionnaires qui se laisseraient soudoyer par les provocateurs des rangs des autorités policières. Le cabinet serait plutôt pour l'application du code pénal. Impossible, selon le ministre, car l'acte de tentative de corruption serait qualifié de provocation délibérée de la police, ce qui est illégal. La corruption des fonctionnaires est liée, aussi, à la déclaration des biens. Les projets de lois devraient définir, d'une manière précise, les catégories de fonctionnaires qui devront, obligatoirement, présenter une déclaration de biens. Pour l'instant, seuls les représentants constitutionnels, donc le président, les députés, les sénateurs, par exemple, sont tenus de présenter, une fois par an, une déclaration de biens. Dans le cas où ils ne le feraient pas, il n'existe aucune sanction.
D'après Michal Mazel, directeur du département de la politique de sécurié du ministère de l'Intérieur, les contrôles des biens des fonctionnaires doivent représenter une sorte de prévention. Il n'est pas question de contrôler tous les fonctionnaires, mais d'exposer tel ou tel préposé à un éventuel contrôle : avec un tel ou tel salaire, où a-t-il pris des millions pour sa villa, sa Jaguar ? La menace du contrôle est plus effective que la répression, avec la contribution de la police financière qui devrait voir le jour en juin 2004.