Disparition, en Afrique, du photographe Oldrich Karasek

Oldrich Karasek, photo: CTK

Oldrich Karasek, 66 ans, personnalité marquante de la photographie tchèque contemporaine, a péri dans un accident de la route survenu le 2 octobre dernier en Ouganda.

Oldrich Karasek, photo: CTK
« J'apporte de mes voyages une bonne nouvelle : le monde actuel, ce n'est pas uniquement du sang et des larmes », tel était, paraît-il, son credo. Moins connu du public que son frère Svatopluk, pasteur et ancien délégué gouvernemental aux droits de l'Homme, Oldrich Karasek a parcouru, durant ses quinze dernières années, presque tous les pays du globe. Tout cela avec une seule mission : photographier, pour les agences américaines et britanniques les beautés de la Terre. Dans ses livres, il a réuni des photographies remarquables de Prague, il a sélectionné, pour lecteurs et touristes, les « 101 villes les plus pittoresques du pays ». Un autre titre éloquent d'un de ses ouvrages : « Les Etats-Unis vus par un Tchèque ». Son collègue Vladimir Birgus rappelle qu'Oldrich Karasek « fut un des rares photographes tchèques à s'être imposé auprès des agences et revues étrangères. »

Sa belle carrière a débuté à la fin des années soixante, avec ses portraits des célébrités réalisées pour l'agence italienne Vita Press. Ainsi, Oldrich Karasek a braqué son objectif sur Brigitte Bardot, Marcello Mastroianni, Sophia Loren, le prince Charles ou la reine Elisabeth II, mais aussi sur l'équipage d'Apollo 11 avant et après son vol sur la Lune... Primé au Festival de Cannes en 1966, Karasek a photographié, quelques années plus tard, les Beatles. Quatre jours après sa mort, les grands quotidiens tchèques montrent le photographe devant un de ses clichés : en gros plan, Paul Mc Cartney et son épouse Linda, une photo prise peut-être lors de leur soirée de fiancailles, à laquelle Oldrich Karasek avait été invité.