Économie/Commerce

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Une question à l'ordre du jour dans ce programme, les relations avec l'Union européenne, dans les domaines: agricole et monétaire.

A la foire agricole, qui a ouvert ses portes ce jeudi, j'ai rencontré Frantisek Holec, vice-président de la Chambre économique tchèque, qui m'a donné son avis sur les problèmes rencontrés avec l'Union dans le domaine agricole.

"Les entrepreneurs, et en particulier ceux de la Chambre économique de la République tchèque, ont le sentiment ces dernier temps qu'on leur impose des conditions beaucoup plus exigeantes, des lois beaucoup plus dures que pour les entrepreneurs dans les pays de l'Union européenne. Un exemple, certaines lois de l'entreprise ont des spécificités dans chaque pays européen, et chez nous, on voudrait que ces lois soient unifiées. Nous n'avons pas à remplir absolument des conditions que les membres des pays de l'Union ne sont pas obligés de remplir. Cela veut dire que nous aurions, par exemple, des dépenses plus grandes pour le maintien des normes écologiques, alors que nous voulons bénéficier des mêmes conditions que les membres de l'Union. Cela veut dire, que lorsque les lois seront adoptées, nous aimerions qu'il soit tenu compte de notre opinion à trois stades: les propositions de lois, les directives européennes auxquelles cette loi correspond, la question des dérogations bénéficiant aux agriculteurs dans les pays de l'Union. Il est des pays, par exemple, qui bénéficient de dérogations jusqu'à 2010. En revanche, on nous demande de remplir toutes les conditions d'ici à l'an 2002 ou 2003, ce qui est injuste. Il n'est pas non plus juste que les entrepreneurs des pays de l'Union puissent entreprendre dans notre pays, sans que nous bénéficions de la réciprocité. Nos entrepreneurs ne peuvent entreprendre dans les pays de l'Union. Ils doivent au préalable avoir toute une série d'autorisations. Ce sont des conditions déséquilibrées à notre détriment. Nous regrettons aussi que certaines de nos normes étatiques soient meilleures qu'ailleurs en Europe, et nous aggravons notre situation avec l'acquis communautaire, pour, par exemple, l'admission de certaines denrées sur notre marché comme les petits pois. Chez nous, les exigences sont plus sévères pour la commercialisation des petits pois qu'ailleurs. Nous aimerions que les normes imposées à tous soient les mêmes, transparentes et compréhensibles."

Vous êtes aussi critiqués, et je dois vous le dire afin que vous puissiez répondre à nos auditeurs. On dit que vos charges, par exemple dans le domaine des salaires, sont inférieures à celles des agriculteurs de l'Union et que si vous êtes avec eux en concurrence sur le marché, vous devez être plus à l'aise.

"Je vois ce que vous voulez dire, mais vous devez prendre en considération la chose suivante: ils bénéficient de dotations autrement plus importantes que les nôtres. Nos produits sont de qualité, mais ils ne peuvent pas bénéficier des mêmes dotations que dans les pays de l'Union. Pourquoi, alors que nous avons ces problèmes, on voudrait que l'on ait des conditions d'entreprises encore plus dures?"

Quand on parle de l'intégration de la République tchèque à l'Union autour de 2002, 2003, comment appréhendez-vous cette échéance?

"Je regrette vraiment que le gouvernement de Charles IV ait connu la chute, parce que l'Europe, nous y étions. Nous nous réjouissons à l'idée de notre admission à l'Union. Je ne peux pas dire que cela ne me fait pas plaisir. Quand je serai un citoyen d'Europe, je serai comblé. Mais je voudrais que tout un chacun négocie avec moi équitablement. Je répète, il n'est pas possible d'exiger que le candidat remplisse des conditions plus dures. Ca ne marchera pas. Mais nous nous réjouissons de l'admission et croyons fermement qu'elle nous apportera beaucoup. Comme nous croyons que l'accord sur l'échange de marchandise nous apportera beaucoup et nous attendons qu'il soit signé et ratifié. Et que cette barrière au commerce disparaisse enfin."

Trouvez-vous une certaine compréhension à vos problèmes auprès des agriculteurs européens? Vous apportent-ils une aide, notamment auprès de leurs gouvernements?

Bien sûr que nous avons des contacts. Nos homologues de l'Union font le maximum pour nous aider. Ils nous donnent toutes les informations que nous leur demandons. Ça, c'est vrai. Ils nous accordent ces informations sans contrepartie. En cela nous disons que ce sont vraiment de bons collègues.


Nous revenons sur séminaire organisé récemment à Hanovre avec le Dr. Michal Tomasek, qui nous dira ce qu'il pense de cette clause de Maastricht selon lesquels les pays nouveaux admis ne peuvent introduire l'euro que deux ans après leur admission.

Auteur: Omar Mounir
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