Il y a dix ans la véritable révolution dans le monde de la téléphonie mobile commençait en Tchéquie

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Après le « pager » ou « opérateur » qui permettait de recevoir de courts messages, les téléphones mobiles de la première génération sont apparus avec le système NMT, mais ce fut le 1er juillet 1996 que la véritable révolution de la téléphonie mobile commença en Tchéquie avec l'apparition du système GSM.

Le 12 septembre 1991, la société Eurotel, une filiale de Cesky Telecom, lançait les portables ou « mobiles », comme on les appelle en Tchéquie, de première génération, sur le marché. A ses débuts, le système NMT était appelé « Système de télécommunication cellulaire ». Peut-être sous l'influence de l'américain qui emploie le terme « cellular phone ». Ce service offrait l'avantage de pouvoir téléphoner de n'importe quel endroit où le système était implanté. Mais il ne fut pas utilisé massivement car, les appareils étaient chers tout comme les prix des services. Le portable NMT fut surtout employé par les sociétés et les riches particuliers jusqu'à sa dernière heure qui a sonné le 30 juin 2006, à la veille du 10e anniversaire d'un système de téléphonie mobile, le GSM qui lança la véritable révolution dans ce domaine. Pour le citoyen tchèque, on pourrait même affirmer que la date du 1er juillet 1996 est tout aussi importante que celle du 1er janvier 1993, date de la naissance de la République tchèque indépendante. Le portable GSM, tout comme l'internet, sont devenus l'un des principaux moteurs des changements dans le comportement de la société. Après Eurotel qui avait obtenu la première licence pour le système GSM, un autre opérateur se lança dans la compétition, le 30 septembre 1996, Radiomobil, sous l'appellation commerciale de Paegas. La concurrence devint assez féroce avec l'apparition d'un troisième opérateur sur le marché, Oscar, le 1er mars 2000. A ses débuts, le GSM n'attira pas trop les foules : les portables étaient chers (plus de 11 000 couronnes alors que les salaires moyens étaient en dessous des 10 000), les forfaits mensuels aussi, on payait pour tous les services, la boîte vocale ou l'identification de la personne qui vous appelait. La loi du marché a joué et démontré sa vigueur : trois opérateurs sur un marché relativement petit se sont livré un combat sans merci.

En fait, le grand gagnant a été le client. Les prix des portables ont chuté, ceux des forfaits aussi et nombre de services sont devenus gratuits. Le phénomène du portable en Tchéquie a vraiment commencé avec l'offre de l'opérateur Paegas : un portable pour moins de 1 000 couronnes. Eurotel a ensuite réagi avec l'offre d'un portable un peu plus moderne et un peu moins cher... La bataille des prix avait commencé pour en arriver aux prix symboliques pratiqués aujourd'hui par les trois opérateurs tchèques qui ont été engloutis par les géants mondiaux : O2 pour Eurotel, T-Mobil pour Paegas et Vodafone pour Oskar. Et les clients ? En 2006, on compte plus de 11 millions d'utilisateurs pour un pays de 10 millions d'habitants. Les Tchèques téléphonent de partout, utilisent tous les services, sms, mms, photographies, vidéo, internet, navigation etc... Le portable devient même insupportable ! Et alors, il suffit de l'éteindre ! Mais en général pas pour longtemps...