Investiture du nouveau président de la République

Vaclav Klaus, le nouveau président de la République tchèque, photo: CTK

Ce vendredi 7 mars 2003, a eu lieu, au Château de Prague, l'investiture du nouveau président de la République tchèque, Vaclav Klaus. Alain Slivinsky vous relate l'événement.

Vaclav Klaus,  le nouveau président de la République tchèque,  photo: CTK
La cérémonie d'investiture a commencé peu après 14.00, mais encore avant, le nouveau président de la République, Vaclav Klaus, 61 ans, a déposé une couronne de fleurs au pied du monument dédié à Tomas Garrigue Masaryk, sur la place du Château de Prague. Il a voulu honorer, ainsi, la mémoire du premier Président de la Tchécoslovaquie, à l'occasion du 153ème anniversaire de sa naissance, le 7 mars justement. Rappelons que le Président Vaclav Klaus a participé activement à la Révolution de velours qui a entraîné la chute du régime communiste, en 1989. Il a été l'artisan du passage de l'économie socialiste à l'économie de marché, de la partition de la Tchécoslovaquie en 1993. Il a été Premier ministre, jusqu'à la démission de son cabinet, en 1997, ensuite président de la Chambre des députés. Il est le président d'honneur de la formation politique dont il est un des fondateurs, le Parti civique démocrate.

Dans la Salle Vladislas du Château de Prague, la plus grande salle gothique du pays, en présence des députés et des sénateurs, réunis en session commune et devant un parterre d'invités, Vaclav Klaus, a prononcé le serment présidentiel, comme le veut la Constitution.

« Je promets d'être fidèle à la République tchèque. Je promets de conserver sa Constitution et ses lois. Je promets, sur mon honneur, d'accomplir ma fonction dans l'intérêt de tout le peuple, selon ma meilleure connaissance et conscience ».

Vaclav Klaus et Vaclav Havel,  photo: CTK
Le nouveau Président, Vaclav Klaus, a ensuite signé cet acte de fidélité à la République. Etait-ce un signe du destin ? Le stylo à plume d'or officiel n'écrivait pas... Le chef de l'Etat ne s'est pas démonté. Il a sorti son propre stylo à plume et a signé.

Parmi les quelque 600 hôtes, membres du gouvernement, diplomates, présidents des conseils régionaux, magistrats, maires, représentants du clergé, de l'armée et des écoles supérieures, un invité pas comme les autres, Vaclav Havel, chef de l'Etat tchèque jusqu'au début du mois de février, accompagné de son épouse Dagmar. Le nouveau Président, Vaclav Klaus, ne l'a pas oublié dans son premier discours de chef d'Etat.

Le nouveau Président a salué les députés, les sénateurs et les invités présents, tout particulièrement Vaclav Havel, que Vaclav Klaus a appelé Monsieur le Président Havel, en insistant sur le fait que c'est ainsi qu'il restera dans la mémoire de la nation tchèque. Dans la suite de son discours, le chef de l'Etat a repris les thèses sur la nature de la fonction présidentielle qu'il avait évoquées, lors de ses discours prononcés à l'occasion des trois élections présidentielles. Il a très insisté sur le rôle qu'il comptait jouer : être un président actif et non pas activiste, avoir des relations plus étroites avec la nation et la vie de la société, s'engager dans la politique étrangère, en premier lieu l'entrée de la Tchéquie à l'Union européenne tout en défendant les intérêts nationaux du pays.