Le chef de la diplomatie tchèque à la réunion de l'U.E.

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A Sochaux, en France, se sont réunis les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Union européenne et des pays candidats. Le ministre tchèque était, naturellement, présent. Informations par Alain Slivinsky.

Le commissaire pour l'élargissement de l'Union européenne, Günter Verheugen, a déclaré, à l'issue de la réunion de Sochaux, qu'en 2004, les citoyens des pays nouveaux membres de l'Union devraient avoir le droit d'élire les députés du Parlement européen. Mais pour cela, le plus important est le sommet de l'Union, en décembre, à Nice où il sera surtout question de sa réforme. Avec l'augmentation du nombre de membres le système s'avère caduc. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kavan, s'est déclaré satisfait des résultats de la réunion. Les entretiens avec les pays candidats pourraient être plus dynamiques et se terminer à la moitié de l'année 2002. Rien n'empêcherait donc l'admission des nouveaux membres, donc de la Tchéquie aussi, en 2003. Le ministre français pour les Affaires européennes, Pierre Moscovici, est d'accord avec le ministre tchèque : la République tchèque pourrait participer aux travaux de la prochaine conférence intergouvernementale de l'Union en tant que membre à part entière, en 2004. Le chef de la diplomatie tchèque, Jan Kavan, a rassuré ses partenaires aussi sur la question de la centrale nucléaire de Temelin. Le 12 décembre, les chefs des gouvernements tchèque et autrichien se rencontreront pour chercher une solution. L'Autriche, lors des entretiens sur l'entrée de la Tchéquie à l'Union européenne, n'insistera sur Temelin que dans le chapitre énergétique, pas dans celui de l'environnement. Selon Jan Kavan, la question de l'abolition des Décrets Benes, demandée par l'Autriche, sera une autre paire de manches. Optimisme mesuré donc de la diplomatie tchèque.