Le Premier ministre en Slovaquie

Mikulas Dzurinda et Vladimir Spidla, photo: CTK

Pour sa visite officielle de deux jours en Slovaquie, le Premier ministre tchèque, Vladimir Spidla, n'avait pas choisi une date au hasard : celle du 85e anniversaire de la fondation du premier Etat commun des Tchèques et des Slovaques, le 28 octobre, fête nationale en République tchèque, journée mémorable dans le calendrier slovaque.

Mikulas Dzurinda et Vladimir Spidla,  photo: CTK
Pour sa visite officielle de deux jours en Slovaquie, le Premier ministre tchèque, Vladimir Spidla, n'avait pas choisi une date au hasard : celle du 85e anniversaire de la fondation du premier Etat commun des Tchèques et des Slovaques, le 28 octobre, fête nationale en République tchèque, journée mémorable dans le calendrier slovaque. Il y a plus de dix ans qu'on avait vu une telle chose à Bratislava, la capitale slovaque : le Premier ministre slovaque, Mikulas Dzurinda, et son hôte tchèque, Vladimir Spidla, déposant, côte à côte, des gerbes de fleurs aux pieds du monument érigé à la mémoire de la Tchécoslovaquie. La bonne entente règne, depuis un certain temps, entre les deux Etats qui composaient l'ancienne Tchécoslovaquie. Le Premier ministre tchèque a d'ailleurs insisté sur l'importance de l'ancien Etat commun :

« Je suis profondément persuadé du fait que la Tchécoslovaquie a fortement contribué à la formation des deux Etats indépendants. Il est possible que sans son existence, la Tchéquie et la Slovaquie n'auraient pas vécu le même destin, qu'elles ne seraient pas à la veille de leur adhésion à l'Union européenne. Les deux pays n'auraient peut-être pas existé et cela est d'une grande importance ».

Mikulas Dzurinda et Vladimir Spidla,  photo: CTK
Pendant les deux journées de cette visite, les deux Premiers ministres ont souvent répété que « les rapports entre la Tchéquie et la Slovaquie sont les meilleurs dans toute l'histoire. Il semble que les deux pays soient encore plus proches que lorsqu'ils formaient une fédération ». En ce qui concerne la partition de la Tchécoslovaquie, Vladimir Spidla et Mikulas Dzurinda ont affirmé que si eux avaient conduit les gouvernements d'alors, cette partition n'aurait pas eu lieu sans un référendum dans les deux républiques. Aujourd'hui, les deux Etats adoptent une position commune à la veille de l'adhésion à l'Union européenne, un espace aérien commun devrait voir le jour. Un symbole devrait être érigé, aussi, à Bratislava : la statue du premier président tchécoslovaque, Tomas Garrigue Masaryk. Ce serait un don de la Tchéquie, probablement la copie de la statue de Masaryk qui se trouve à Washington.