Le Président du Monténégro à Prague

r_2100x1400_radio_praha.png

Le Président monténégrin, Milo Djukanovic, s'est entretenu à Prague avec son homologue tchèque, Vaclav Havel, sur les problèmes de son pays, lequel se trouve à un carrefour historique. Vaclav Richter.

C'est à l'initiative de Milo Djukanovic que Vaclav Havel a reçu le Président monténégrin au Château de Prague. Milo Djukanovic voulait connaître les expériences acquises par Vaclav Havel lors de la partition de la Tchécoslovaquie. A son avis, au moment de la partition, la Tchécoslovaquie était dans une situation semblable à celle dans laquelle se trouve actuellement le Monténégro. Selon ses propres paroles, le Monténégro est, depuis trois ans, pratiquement indépendant. Il a sa police, son système monétaire, sa politique étrangère et d'autres attributs d'un Etat indépendant. C'est donc cette réalité qu'il faut prendre en considération lors des négociations sur l'avenir du pays car il faut sortir de la situation provisoire établie par le régime de Slobodan Milosevic. Le Monténégro désire adhérer à l'ONU et à d'autres organisations internationales. Tout en respectant leurs indépendances respectives, la Serbie et le Monténégro devraient se mettre d'accord sur une coopération étroite dans certains domaines dont, par exemple, les affaires étrangères. Si une telle solution ne trouve pas un écho favorable en Serbie, les Monténégrins organiseront un référendum sur l'avenir de leur pays, a dit Milo Djukanovic. Quant à Vaclav Havel, il a insisté sur l'idée d'une solution démocratique du problème de coexistence des Serbes et des Monténégrins. Le Président tchèque est convaincu qu'on devrait résoudre en même temps le problème de l'avenir du Kosovo. A son avis plusieurs solutions se présentent - une alliance ou une fédération de trois pays ou bien trois Etats indépendants. Mais, selon Vaclav Havel, la communauté internationale ne devrait pas leur conseiller de prendre telle ou telle solution.