Le Président et les grâces présidentielles

Vaclav Klaus

Le président de la République, Vaclav Klaus, vient de commencer à régler les demandes de grâce. Ces jours-ci, il en a refusé plusieurs dizaines. Selon le directeur du service de presse du bureau du Président, Petr Hajek, quelques dizaines de personnes qui ont sollicité la grâce présidentielle seront informées du refus du chef de l'Etat, dans les jours et les semaines à venir.

Vaclav Klaus
Le président de la République, Vaclav Klaus, vient de commencer à régler les demandes de grâce. Ces jours-ci, il en a refusé plusieurs dizaines. Selon le directeur du service de presse du bureau du Président, Petr Hajek, quelques dizaines de personnes qui ont sollicité la grâce présidentielle seront informées du refus du chef de l'Etat, dans les jours et les semaines à venir. Vaclav Klaus a commencé à régler les demandes de grâce, cinq mois après son entrée en fonction, quand il en a quelque 400 sur son bureau. Dans les 2500 demandes adressées encore à l'ancien président Vaclav Havel se trouvent au ministère de la Justice. Ce dernier attend l'avis du bureau présidentiel pour décider de leur avenir. Elles devraient être traîtées de la même manière que sous la présidence de Vaclav Havel, donc examinées par le ministère qui enverrait les demandes choisies au président. Le président Klaus a décidé d'examiner seul toutes les demandes de grâce. Le département qui s'en occupait au Château a été aboli sur son ordre. Selon le Président, il n'est pas possible que la demande de grâce soit examinée par celui qui est responsable du verdict, en l'ocurrence le ministère de la Justice. Le bureau présidentiel est persuadé qu'il peut régler seul les plusieurs milliers de demandes de grâce par an, sans le concours du ministère de la Justice. Marie Volkova, de ce ministère, n'est pas d'accord. D'après elle, il ne s'agit pas que de l'étude de la demande, mais aussi de la connaissance du dossier, du droit pénal. Rappelons que Vaclav Klaus, avant son élection à la présidence, avait plus d'une fois affirmé qu'il n'était pas un partisan du droit de grâce. Après son entrée en fonction, il n'avait pas non plus décrété d'amnistie pour les délits mineurs.