Le rapport des USA a inquiété des politiciens tchèques

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Des politiciens tchèques ne sont pas d'accord avec ce qui est dit sur la République tchèque dans le rapport annuel sur la situation des droits de l'homme à travers le monde, publié lundi par le département d'Etat américain. Jarka Gissubelova pour plus d'informations.

Le rapport dénonce des cas de violences policières, l'abus de la force notamment parmi la population rom, et il s'exprime en termes négatifs sur la lenteur de la justice tchèque. Des responsables de la protection des droits de l'homme en République tchèque, au niveau gouvernemental et non gouvernemental, sont d'avis que le rapport contient des défauts et des imprécisions dus, soit à l'ignorance de la situation, soit à des informations incomplètes. Ainsi, Roman Kristof du Conseil gouvernemental pour les affaires de la communauté rom, refuse l'affirmation du rapport selon laquelle la minorité rom ne jouit pas de soins médicaux appropriés. Selon lui, le rapport se trompe en indiquant que 250 000 Roms vivent en République tchèque. La communauté rom en Tchéquie ne dépasse pas 157 000 personnes.

Le ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, s'oppose aux passages du rapport mentionnant des cas de violences commises par des policiers contre les manifestants anti-mondialisation lors des assises du F.M.I. et de la Banque mondiale, en 2000, à Prague. Le ministre ne pense rien changer dans son appréciation positive du travail de la police. Il refuse catégoriquement que la police tchèque se comporte brutalement ou commette des violences. Le ministre de la Justice, Jaroslav Bures, proteste contre l'appréciation négative de la justice tchèque. A ses dires, le rapport omet entièrement la réforme de la justice qui a d'ailleurs été hautement appréciée par la commission de l'Union européenne dans son rapport annuel sur les pays candidats. Selon le ministre, des tendances positives se manifestent dans des établissements pénitentiaires. La durée de la détention préventive a été raccourcie. Comparé à un récent passé, les prisons tchèques sont moins remplies, conséquence de l'application des peines alternatives.