Le supplice du feu infligé aux soricères

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Depuis plusieurs siècles déjà, la date du 30 avril est perçue, en Bohême et en Moravie, comme le jour du Supplice du feu infligé aux sorcières ou, tout simplement, comme le Jour des sorcières... Jaroslava Gregorova explique.

La tradition n'a aucune liaison avec la fête du Halloween, qui est célébrée le dernier jour du mois d'octobre, aux Etats Unis, en Europe, et qui s'est répandue, après la Révolution de velours, également en République tchèque. La légende veut que le Supplice du feu infligé aux sorcières soit lié au nom de Walburga, missionnaire anglo-saxonne, abbesse au cloître de Heidenheim, au 8ème siècle. Walburga connaissait bien les plantes médicinales et possédait un don exceptionnel de guérisseuse. Elle avait également acquis des connaissances approfondies en médecine. L'abbesse était très estimée, mais redoutée. Le bruit courrait que Walburga s'était liée avec le diable et le contactait, régulièrement, au sabbat. Une vraie sarabande, toujours en présence de Satan avait lieu la nuit du 30 avril au 1er mai, jour de la fête de Walburga...

Après le décès de Walburga, le rituel de la fête persista sous forme du Supplice du feu infligé aux sorcières. Il a été conservé, tant bien que mal, jusqu'à nos jours, pour devenir une fête conviviale et amusante, appréciée en premier lieu par les jeunes.

Il va de soi, que cette fête est célèbrée, notamment, à la campagne. Le soir du 30 avril, les gens allument de grands feux. Ils se réunissent autour, discutent et s'amusent. Lorsque les flammes commencent à baisser, on met dans le feu une figurine de sorcière. La tradition veut que les garçons sautent, par-dessus le feu, et qu'ils soient admirés par les jeunes filles.