Les investisseurs tchèques de retour en Argentine

Argentine, photo: AmethystK, CC BY 3.0 Unported

Après la Turquie, l’Iran et le Chili, c’est cette fois à l’Argentine, ou plus précisément à la présence des entreprises tchèques sur le marché argentin, que nous allons nous intéresser. L’Argentine souhaite attirer les investisseurs étrangers, entre autres tchèques. Plusieurs nouveaux contrats ont ainsi été récemment signés.

Argentine, photo: AmethystK, CC BY 3.0 Unported
Le tourisme, les transports ou encore la culture : tels sont quelques-uns des domaines qui intéressent les Tchèques en Argentine. Mais qui dit investissements tchèques à l’étranger dit aussi bien souvent génie mécanique, un des secteurs d’activité traditionnels de l’économie tchèque. L’Argentine est notamment intéressée par des machines-outils destinées à l’usinage, qui est une famille de techniques de fabrication de pièces mécaniques. Les technologies de production de biocarburants font également l’objet de demandes en provenance de Buenos Aires, sans oublier les centrales nucléaires, l’Argentine étant dotée de deux réacteurs qui produisent cependant moins de 10% du réseau électrique national. En 2006, le président Nestor Kirchner a décidé de relancer le programme nucléaire argentin, un ensemble de plusieurs points devant servir à augmenter à terme jusqu’à 15% la consommation d’énergie nucléaire.

Dans un passé encore pas si lointain, l’Argentine comptait parmi les principaux partenaires commerciaux de la Tchécoslovaquie en Amérique du Sud. Selon le site internet BusinessInfo, les échanges entre les deux pays connaissent un certain renouveau, leur volume ayant quintuplé ces dix dernières années. Cet embellissement doit cependant être relativisé par leur baisse d’un peu plus de 13% en 2013, essentiellement en raison des mesures protectionnistes adoptées par le gouvernement argentin. Le montant de ces échanges s’est ainsi élevé à près de 3 milliards de couronnes (un peu plus de 110 millions d’euros), un bilan faisant de l’Argentine, qui a affiché un taux de croissance économique d’un peu moins de 2% en 2013, le troisième partenaire commercial de la République tchèque dans la région, derrière le Mexique et le Brésil. Autant de raisons qui expliquent que l’Argentine fasse partie des vingt-cinq pays prioritaires figurant dans la stratégie en faveur des exportations adoptée l’année dernière par l’ancien gouvernement de Petr Nečas.