Les prix des transports routiers vont augmenter

Le prix du baril de brut bat tous les records sur les marchés mondiaux. Ce mercredi, il a dépassé les 132 dollars et cela provoque la hausse des prix des carburants. Le litre de gasoil a augmenté de près de 25 % depuis l’année dernière, ce qui va bientôt se répercuter sur les prix des transporteurs routiers tchèques.

Les prix des transporteurs routiers de marchandises n’ont pas augmenté depuis 1993 en République tchèque, à la différence des prix des transporteurs de voyageurs. Comment cela est-il possible, alors que les prix des carburants ont subi une hausse constante ? Tout simplement parce que la concurrence est féroce dans ce secteur de l’économie, les transporteurs sont très nombreux et ils préfèrent rogner sur leur bénéfice que de perdre des clients. Aujourd’hui avec la montée extraordinaire du prix du baril de brut et donc la hausse du prix du gasoil, la situation devient intenable pour les transporteurs routiers. En effet, le prix du carburant représente environ le tiers de leur frais. D’après Martin Felix, porte-parole de l’Association des transporteurs routiers Česmad Bohemia, le prix des transports au kilomètre pourrait augmenter de deux à trois couronnes (25 couronnes l’euro), et beaucoup d’entreprises pourraient se retrouver au bord de la faillite. On l’écoute :

« Il est plus que probable que les sociétés qui ne parviendront pas harmoniser la hausse du prix du gasoil avec les prix qu’elles pratiquent, seront obligées de mettre la clé sous la porte. Naturellement, ce sont les petites entreprises qui sont les plus menacées, celles qui n’ont pas d’autres activités, de services, de logistique ou autres. »

Les transporteurs routiers veulent appeler le gouvernement à baisser l’impôt sur les carburants qui est plus élevé que ne le fixent les normes de l’Union européenne. En plus de cela, ce problème touche justement toute l’Union. Explication par le président de Česmad Bohemia, Vladimír Starosta :

« La Tchéquie va présider l’Union européenne et si nous examinons le problème de l’impôt à la consommation, il faut prendre en considération que l’Europe prélève d’énormes impôts sur la consommation en comparaison avec le monde alentour. La hausse du prix du brut est alimentée par la forte consommation en Chine et en Asie, et l’Europe pourrait perdre sa compétitivité. Le problème est beaucoup plus sérieux que la baisse de 2 couronnes au litre de l’impôt sur le gasoil que Česmad demande, qui n’est pas une solution à long terme. »

Il est clair que si le prix du tJulia Fischerransport routier augmente, beaucoup d’entreprises de production seront, elles aussi, obligées d’augmenter leurs prix. Cela pourrait conduire à une chute plus importante de la consommation et à une baisse de la croissance de l’économie tchèque, déjà en perte de vitesse.