Lettres, rapports d'écoute, courriels...

Photo: CTK

La chaleur tropicale doit régner sur la Tchéquie jusqu'au 10 août prochain. Je vous salue très chaleureusement depuis nos bureaux bien chauffés, en vous remerciant toutes et tous de votre fidélité à notre station. Merci pour vos cartes postales envoyées des lieux où vous passez vos vacances, merci pour les rapports d'écoute très nombreux et pour tous vos messages.

Je commence avec les 35 rapports d'écoute rédigés par M. Christian Canoën qui méritent notre admiration. « Je regrette » - écrit M. Canoën « de n'avoir pu assister et participer à l'opération portes ouvertes organisée à l'occasion du 70e anniversaire de Radio Prague. J'aurais tellement aimé être parmi vous ce jour-là. Si cette opération avait eu lieu la semaine du marathon, les 14 - 18 mai, j'aurais pu être présent. Je me pose la question de savoir s'il y a eu de nombreux participants francophones à cette occasion ? » Fin de citation. A mon sens, M. Canoën, il n'y avait pas de participants francophones à la rencontre organisée à l'occasion du 70e anniversaire de Radio Prague : j'ai noté la présence d'auditeurs d'Allemagne, d'Autriche, de Grande-Bretagne et celle d'anciens journalistes de Radio Prague. Les 70 ans des émissions étrangères de la Radio tchèque seront une occasion de sortir des archives les enregistrements les plus intéressants illustrant cette longue histoire.

Puisque j'ai commencé par les rapports d'écoute, d'autres nous ont été envoyés cette semaine par M. Philippe Marsan, M. Christian Ghibaudo, M. Paul Jamet, M. Fabien Battesti, M. Anthony Loser, M. Maurice Perrin, M et Mme Pigeard, M. Jean-François Meile, M. André Balboa, tous de France, en s'excusant auprès de ceux dont je n'ai pas cité les noms. Au Bénin, nos émissions ont été bien captées par M. Issa Miaila, et nous avons un nouvel auditeur au Brésil, M. Marcio Francisco. Merci à notre auditrice Anne-Gaëlle Richard de Belgique pour ses rapports pour les mois de mai et juin durant lesquels, comme vous écrivez, l'écoute était confortable. De votre lettre, je me permets de citer : « Je vous salue depuis la Belgique où la météo est très chaude, sans pluie. J'ai souhaité bonne chance aux footballeurs tchèques pour la coupe du monde car je trouve que vos footballeurs sont souvent moins payés que ceux des grands pays. Le 16 mai, votre émission République tchèque au quotidien sur le football tchèque m'a fait découvrir que ce sport était important pour les Tchèques et qu'il y avait eu aussi des problèmes de corruption ce qui n'est pas spécifique au foot tchèque mais aussi dans le football belge avec des problèmes de paris très bien payés. J'écoute toujours avec joie votre séquence « Le tchèque du bout de la langue » pour mieux découvrir la richesse de la langue tchèque.

Ma question pour le courrier des auditeurs porte sur la musique en République tchèque : Quelle est la plus vieille chanson populaire tchèque ?

Le plus ancien est le chant spirituel Hospodine pomiluj ny - Seigneur ayez pitié de nous - qui a vu le jour au tournant des Xe - XIe siècles et dont saint Adalbert est l'auteur présumé. Le chant porte les traces du legs des évangélisateurs slaves Cyrille et Méthode. Il est toujours chanté au cours des messes. Les plus anciennes notations de chansons populaires tchèques qui se soient conservées datent du XVIe siècle. La chanson « Réjouissons nous » s'est sauvegardée dans sa forme d'origine jusqu'à ce jour. Le plus grand collecteur de chansons populaires du XIXe siècle, Frantisek Susil, a réuni plus de 2360 compositions. Aujourd'hui, l'unique région tchèque de musique populaire vivante est celle de Chodsko, au sud-ouest de la Bohême. En Moravie, ce sont trois régions : Podluzi, la Slovaquie morave et la Valaquie.

Nous avons bien reçu également les rapports d'écoute de M. Jacques Augustin qui nous remercie pour avoir si bien rendu compte de l'aventure de la République tchèque en coupe du monde de football. M. Augustin écrit : « Je viens d'assister à l'élimination de la République tchèque en Coupe du monde, mais d'un autre côté, il faut se réjouir de la qualification d'un pays africain comme le Ghana. Actuellement, je m'intéresse beaucoup aux conséquences des élections législatives sur la vie politique tchèque et avoue que cela est passionnant. En effet, ces hommes et femmes qui nous gouvernent sont prêts à tout, tant le pouvoir les assoiffe. Heureusement, une récente chronique sur la Vltava a changé les idées. Alors, merci, cela fait du bien procurant un désir de visiter la Tchéquie. Néanmoins ne pensez-vous pas que l'absence de la mer désavantage le tourisme tchèque en Europe, l'été ? » fin de citation, Dans une certaine mesure, certainement, l'absence de mer désavantage le tourisme. Ce sont les vieilles pierres de Prague qui y attirent les touristes. Quant à d'autres endroits du pays, ils restent souvent, injustement, à l'écart de leur intérêt.

Barakat
Pour sa part, M. Philippe Marsan revient sur le récent festival international du film à Karlovy Vary, en évoquant un film qui, à son avis, devrait être primé, je cite : « J'ai beaucoup apprécié un film que j'ai vu en France en avant -première au mois de juin 2006. L'action se passe en Algérie dans la période tourmentée des années 1990. Deux femmes qui travaillent dans un hôpital et que les générations semblent séparer. Elles vont se retrouver dans la douleur. Puis, elles rencontreront un homme, un paysan, qui va les aider dans leur recherche. Le film se termine sur la lumière, l'espoir, la paix retrouvée dans les consciences. La langue alterne - à la fois l'arabe, le kabyle, le français... le titre « Barakat », Ce film passera à Paris à la fin de l'été 2006, pour moi c'est un film magnifique quand on constate les moyens limités qu'avait la réalisatrice pour le confectionner. »

A Karlovy Vary, c'est le film américain Sherrybaby, l'histoire d'une ancienne toxicomane relâchée de prison qui essaie de renouer le lien avec sa fille, qui a remporté cette année le Globe de cristal. On verra à qui sera le tour lors de la prochaine, 42e édition...