L'ODS se mobilise

Vaclav Klaus, photo: CTK

Gagner les élections législatives. Tel est l'unique but du Parti civique démocrate, l'ODS, moins de quatre semaines avant leur tenue. La campagne électorale de ce parti de droite de l'opposition est très ambitieuse.

Vaclav Klaus, photo: CTK
Les applaudissements des sympathisants de l'ODS ont interrompu plus d'une vingtaine de fois l'intervention de près de trois quarts d'heure que son leader, Vaclav Klaus, a prononcée, ce lundi, à Prague. Ainsi il a ouvert ce que beaucoup appellent la « phase chaude » de la campagne électorale de son parti. Celui-ci se trouve actuellement, à en croire les sondages, en tête du peloton des intentions de vote, devant la social-démocratie au pouvoir. Nous sommes prêts à gouverner le pays pour lui assurer la prospérité, déclare Vaclav Klaus.

Comme le veut la tradition, le discours électoral de Vaclav Klaus est très critique à l'égard de ses adversaires. Ceux-ci sont nombreux. C'est en premier lieu la gauche, mais ce sont aussi le président de la République et les deux partis de droite, réunis au sein de la dite

La campagne électorale de l'ODS, photo: CTK
Coalition. Critique, le discours du chef du premier parti de droite dans le pays est également dramatique et émotionnel. Empêchons une catastrophe économique, mettons un terme aux atteintes à la liberté des citoyens, améliorons la position internationale de la république. C'est dans cet esprit que va son appel lancé aux citoyens tchèques. Même si les sociaux-démocrates sont l'objet d'une lourde critique, Vaclav Klaus ne cesse d'insister sur l'efficacité du contrat d'opposition liant, pendant les quatre années écoulées, ces derniers avec l'ODS... Pour maintenir la stabilité du pays, on n'avait pas d'autre choix, explique-t-il.

Dans sa campagne électorale, l'ODS affiche son soutien à la volonté de la République tchèque d'appartenir à l'Union européenne. Ceci dit, Vaclav Klaus, fidèle à lui-même, répète qu'il ne s'agit pas d'un soutien inconditionnel. Il abat sa carte nationale en disant : il faut donner à la République tchèque des garanties formelles de ce que, dès son adhésion, des exigences ultérieures, concernant l'arrangement de l'après-guerre en Europe centrale, ne soient présentées.