Mésentente entre le Président et le Premier ministre
Une légère fausse note a retenti dans l'atmosphère de joie, après la signature du traité d'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne, ce mercredi.
Ce vendredi matin, le président de la République, Vaclav Klaus, et le Premier ministre, Vladimir Spidla, ont remercié tous ceux qui avaient contribué au succès de la préparation de l'entrée de la République tchèque à l'Union européenne. Une première étape a été franchie, mercredi, par la signature du traité d'adhésion. Cet événement a été célébré par une rencontre solennelle au siège du gouvernement, en présence de personnalités importantes de la société tchèque, dont l'ancien Président, Vaclav Havel. Le Premier ministre a comparé la signature du traité d'adhésion à des fiançailles. Le mariage aura lieu dans deux mois, avec le référendum et le « oui » des citoyens tchèques. Le président de la République a rappelé que la représentation politique et les citoyens tchèques devront fournir de gros efforts au sein de l'Union européenne. Il ne doute pas qu'ils seront couronnés de succès. L'atmosphère joyeuse est, quelque peu, ternie par certaines déclarations du chef de l'Etat qui ne plaisent pas aux autres membres de la délégation tchèque qui a signé, mercredi, le traité d'adhésion. Le Président ne cache pas ses idées critiques sur l'apparence actuelle de l'intégration européenne. Sur la question d'une politique de sécurité européenne commune, par exemple, les idées du Président sont différentes de celle du Premier ministre, Vladimir Spidla. Ce dernier, tout comme le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, affirment que la politique étrangère est pleinement du ressort du gouvernement. Le chef de la diplomatie d'ajouter que certaines déclarations du chef de l'Etat démontrent que ce dernier ne connaît pas à fond la situation. Comme exemple, il avance la déclaration du Président, à Athènes, selon laquelle, la Tchéquie, en entrant à l'Union, perdrait une partie de sa souveraineté. Le ministre des Affaires étrangères affirme que ce n'est pas le cas, car la Tchéquie a décidé, librement, de faire partie de l'Union, réalisant une partie de sa souveraineté en commun avec les autres Etats membres. Le chef de la diplomatie, Cyril Svoboda, a répété, ce vendredi, au siège du gouvernement, qu'il admettait que le gouvernement n'avaient pas les mêmes idées que le Président Vaclav Klaus, sur l'avenir de l'Europe, mais qu'il était possible d'en discuter. Pavel Telicka, chef des négociations avec l'Union, est persuadé qu'une indentité de vues des politiciens et des diplomates tchèques ne pourrait que renforcer la position de la République, au sein de l'Union européenne.




