Réunion pragoise des candidats à l'Union européenne

Vaclav Havel, Cyril Svoboda et les ministres et les vice-ministres des Affaires étrangères des dix pays candidats à l'U,E., photo: CTK

Les ministres et les vice-ministres des Affaires étrangères des dix pays candidats à l'Union européenne se sont réunis à Prague.

Vaclav Havel,  Cyril Svoboda et les ministres et les vice-ministres des Affaires étrangères des dix pays candidats à l'U, E.,  photo: CTK
A l'issue du sommet de l'Union européenne, l'année dernière à Laeken, en Belgique, il a été décidé que dix pays candidats seront conviés à l'entrée, en 2004. L'appellation « Les dix de Laeken » concerne les pays suivants : la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie, la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, Chypre, Malte et la Tchéquie. Les chefs de leur diplomatie ou les vice-ministres se sont réunis à Prague, mardi, sur l'invitation du ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda. L'objectif de cette réunion était de coordonner la position des pays candidats, encore avant la fin des négociations sur l'entrée à l'Union européenne, et l'élaboration d'une déclaration commune adressée aux organismes de cette dernière.

Selon le chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, il est clair que chaque pays défend ses intérêts spécifiques, et que les négociations avec l'Union européenne représentent une sorte de compétition. D'un autre côté, il affirme, aussi, qu'il est indispensable de définir un certain nombre de problèmes qui sont communs. Il s'agit, surtout, de la sphère agricole et de la question du budget de l'Etat. L'agriculture semble être le plus gros problème des négociations, qui devraient prendre fin en décembre. En effet, l'Union européenne ne compte pas allouer des paiements directs, à 100 %, aux agriculteurs des pays candidats, immédiatement après leur entrée à l'Union, comme il est de coutume avec les quinze pays membres actuellement. Le négociateur tchèque, Pavel Telicka, pense que les agriculteurs tchèques devront faire contre mauvaise fortune bon coeur, le principal devenant la négociation des meilleures conditions possibles pour le taux des quotas de production agricole, le développement de la campagne et les mesures de protection du marché intérieur.

A l'issue de la réunion, les représentants des dix pays candidats ont, effectivement, adopté une déclaration commune. Elle indique, entre autres, que les candidats désirent une meilleure position financière et budgétaire qu'avant leur adhésion, qu'ils demandent que leurs agriculteurs soient concurrentiels, que la période de transition pour la limitation des paiements directs aux fermiers soient la plus courte possible, tout en conservant les taux de production actuels. On y constate, aussi, qu'aucun pays candidat n'est prêt, aujourd'hui, à clôturer le chapitre de l'agriculture. La réunion pragoise a, aussi, été l'occasion d'une rencontre indépendante des pays formant le Groupe de Visegrad, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie. Thème principal : un programme de bourses pour les étudiants désireux de faire des études dans les pays membres.