La réforme des finances publiques en 3e lecture à la Chambre

Photo: Commission européenne

Depuis ce mardi, les députés examinent le projet de réforme des finances publiques présenté par le gouvernement. Sans grand problème, jusqu'à maintenant.

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On s'attendait à une grande bataille. Elle n'a pas lieu. Le gouvernement de coalition, formé par les sociaux-démocrates, les chrétiens-démocrates, les unionistes, et conduit par le Premier ministre, Vladimir Spidla, peut être satisfait. Onze projets de lois, qui constituent la base de la réforme des finances publiques, sont passés en troisième lecture, à la Chambre des députés. L'opposition, le Parti civique démocrate, à la droite du spectre politique tchèque, les communistes, à la gauche, ont pourtant fait ce qu'ils pouvaient. Inlassablement, leurs 98 députés (un communiste étant en congé de maladie) ont présenté des amendements, mais étaient toujours battus par le camp gouvernemental et ses 101 députés majoritaires (la Chambre compte 200 sièges). Le vice-président du Parti civique démocrate, Ivan Langer, était même résigné, quand il a quitté la salle, à la fin de la réunion, en déclarant : « Hé bien ! Ils nous passent dessus comme un rouleau-compresseur » !

Ceux qui étaient moins satisfaits, c'étaient les représentants syndicaux. Leurs propositions de modification des projets de lois n'ont pas toutes été présentées. Les députés de la coalition gouvernementale ont jugé qu'elles pourraient envenimer leur union, face aux efforts de l'opposition. Le « rebel » de la coalition, comme on appelle le député social-démocrate, Josef Hojdar, ne jouera pas le premier rôle, car en raison de l'absence d'un député communiste, sa voix n'est plus décisive. Hojdar conditionnait son vote pour les lois constituant la base de la réforme des finances publiques par l'adoption de certaines modifications. Par exemple, la conservation du modèle actuel de paiement des congés maladie. Le gouvernement préconise le quart du salaire, dans les trois premiers jours, Hojdar et les syndicats demandent de conserver la moitié. En fait, le Premier ministre, Vladimir Spidla, a presque gagné son pari : sa réforme des finances publiques devrait passer, et il ne devra pas démissionner. Rappelons que cette réforme est destinée à réduire le déficit budgétaire de l'Etat, pour se rapprocher des critères de Maastricht, l'une des conditions de l'introduction de la monnaie européenne en Tchéquie, après son entrée dans l'Union européenne, le 1er mai 2004.

Rappelons aussi que, ce vendredi, l'opposition pose la question de confiance au gouvernement de Vladimir Spidla. Comme l'écrivent certains quotidiens, il n'a pas encore sa réforme dans la poche.