La réforme des finances publiques en 3e lecture à la Chambre
Depuis ce mardi, les députés examinent le projet de réforme des finances publiques présenté par le gouvernement. Sans grand problème, jusqu'à maintenant.
Ceux qui étaient moins satisfaits, c'étaient les représentants syndicaux. Leurs propositions de modification des projets de lois n'ont pas toutes été présentées. Les députés de la coalition gouvernementale ont jugé qu'elles pourraient envenimer leur union, face aux efforts de l'opposition. Le « rebel » de la coalition, comme on appelle le député social-démocrate, Josef Hojdar, ne jouera pas le premier rôle, car en raison de l'absence d'un député communiste, sa voix n'est plus décisive. Hojdar conditionnait son vote pour les lois constituant la base de la réforme des finances publiques par l'adoption de certaines modifications. Par exemple, la conservation du modèle actuel de paiement des congés maladie. Le gouvernement préconise le quart du salaire, dans les trois premiers jours, Hojdar et les syndicats demandent de conserver la moitié. En fait, le Premier ministre, Vladimir Spidla, a presque gagné son pari : sa réforme des finances publiques devrait passer, et il ne devra pas démissionner. Rappelons que cette réforme est destinée à réduire le déficit budgétaire de l'Etat, pour se rapprocher des critères de Maastricht, l'une des conditions de l'introduction de la monnaie européenne en Tchéquie, après son entrée dans l'Union européenne, le 1er mai 2004.
Rappelons aussi que, ce vendredi, l'opposition pose la question de confiance au gouvernement de Vladimir Spidla. Comme l'écrivent certains quotidiens, il n'a pas encore sa réforme dans la poche.




