La République tchèque avant la conférence de Rome
Quelle sera la position de la Tchéquie à la Conférence intergouvernementale de l'Union européenne, qui commence samedi, après la réunion du Conseil des ministres, ce mercredi.
« En raison de la briéveté de mon intervention de trois minutes à la conférence de Rome, j'ai décidé de ne pas m'y rendre et de laisser au Premier ministre le soin de présenter la position de la République tchèque que nous avons eu, quand même, la chance d'harmoniser ».
Quelle est donc cette position ? D'après le Premier ministre, Vladimir Spidla, le gouvernement a déterminé les modifications qu'il voudrait apporter au projet de la Constitution européenne. « Nous considérons qu'il est indispensable que le transfert des compétences soit ratifié au niveau national, donc qu'il soit impossible qu'il se déroule seulement au niveau du Conseil de l'Europe. Il s'agit, aussi, du principe de rotation de la présidence, du poids des voix et autres ». Selon le Premier ministre, la République tchèque donne la priorité à la qualité et non au facteur temps. Elle n'a donc pas fixé de délai pour la fin de la discussion sur la Convention européenne. Le gouvernement devrait signer un texte qui serait pleinement adopté, ensuite, en République tchèque. On ne sait pas encore clairement si l'adoption de la Convention européenne sera soumise à un référendum. Le Premier ministre a, quand même, indiqué qu'il serait pour un référendum général sur cette question. Le président de la République, Vaclav Klaus serait, lui, pour un référendum mais, à la condition que les citoyens soient mieux informés que lors du référendum sur l'adhésion de la Tchéquie à l'Union européenne, en juin dernier. Le chef de l'Etat affirme, se basant sur des analyses tchèques et étrangères que, d'après le projet actuel de la Constitution européenne, 30 sphères de décision passeront du niveau national au niveau supranational. Sur ce point, l'opinion du ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda est différente. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, est du même avis : « On peut se demander, dans quelle mesure le projet de convention bouleverse les coutumes actuelles si, au contraire, il ne s'agit pas seulement d'un résumé politique, technique et organisationnel des traités déjà en vigueur ». Le gouvernement pense que les changements ne sont pas aussi importants.
Quel sera l'avenir de la Convention européenne ? Sa version définitive, après la conférence de Rome et une série de réunions ministérielles, devrait voir le jour d'ici à la fin de cette année.




