La Tchéquie devrait avoir un Commissaire européen

Participants de la réunion à Naples, photo: CTK

A l'issue de la réunion, à Naples, de 25 ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Union européenne et des candidats qui en feront partie en 2004, il apparaît que la Tchéquie devrait posséder son Commissaire européen.

Participants de la réunion à Naples,  photo: CTK
Les débats de Naples ont été des plus houleux, pour ne pas dire orageux. A l'issue de cette réunion des chefs de la diplomatie, une sorte de « mini-sommet », la voie du compromis semble ouverte. Le litige entre les « grands » et les « petits » existe toujours, comme ne le cache pas le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, en disant qu'il quitte Naples plus soucieux que quand il y est arrivé. Deux questions litigieuses étaient au programme : les commissaires européens, et le mode de vote au Conseil de l'Europe. Cyril Svoboda, chef de la diplomatie tchèque, est satisfait des résultats de la rencontre de Naples. La Tchéquie devrait être égale en droits, et il semble qu'il n'existerait pas de risque que les grands Etats discriminent les petits. Selon lui, il n'y aurait pas de sphère dans laquelle la République tchèque ne pourrait intervenir. Le rôle du commissaire devrait être important, et il devrait avoir le droit de vote, C'est la raison pour laquelle, il devrait y avoir un commissaire pour chacun des 25 futurs membres.

« Nous voulons que la Commission soit efficace.Les commissaires doivent être des plus actifs. Un commissaire qui n'est pas actif ne sert à rien, quand il n'a pas le droit de vote, il ne fait qu'obstacle à la prise de décisions. Personne ne l'écoute, car quand il n'a pas le droit de vote, il ne remplit pas sa fonction. Il ne fait qu'écouter ce que disent les autres, et ce serait vraiment un luxe inutile ».

En ce qui concerne le mode de vote au Conseil de l'Europe, la délégation tchèque serait satisfaite si les résultats du sommet de Nice étaient conservés. Dans le cas de l'emploi de la double majorité, elle serait pour la parité. De toute manière, il semble que le système adopté à Nice pourrait être appliqué, aussi longtemps qu'il s'avérerait valable, même jusqu'à 2009. Cela donnerait le temps d'adopter les modifications indispensables. A Naples, par contre, un progrès a été atteint dans le domaine militaire. La coopération dans la sphère de la défense devrait être structurée et faire partie de la Constitution européenne. D'après le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, la coopération devrait être ouverte à tous. Elle ne peut, pour autant, nuire au pont entre les Etats-Unis et l'Europe ou mettre en danger l'OTAN.