La croissance économique en République tchèque

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L'Office des statistiques vient de publier les résultats de l'économie tchèque pour le troisième trimestre. De bons résultats semble-t-il.

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Les résultats publiés par l'Office des statistiques sont vraiment bons : une croissance économique de 3,4 % en comparaison avec la même période de l'an dernier. La plus grande croissance des deux dernières années. Les spécialistes mettent en garde, pourtant : cette croissance est surtout représentée par la consommation de la population. Les Tchèques achètent beaucoup et font très peu d'économies : sur chaque centaine de couronnes gagnées par un citoyen, 93,50 sont dépensées pour l'achat de produits et services et seulement 6,50 sont consacrées aux économies. Quelle est la raison de cette tendance aux dépenses ? La hausse des revenus, contestée par certains spécialistes affirmant que les deux tiers de la population tchèque ne gagnent même pas le salaire moyen. A ce sujet, un article publié dans le quotidien Pravo, est significatif. Il est intitulé « La magie des statistiques ». La première phrase suffit pour comprendre : Si deux personnes achètent un poulet et que l'une d'elles le mange, les statistiques indiqueront que chaque personne a mangé un demi-poulet. Cela ne veut donc pas dire que tout le monde a les moyens de s'acheter ce poulet ! Cela est donc valable pour les données fournies par l'Office des statistiques : augmentation des dépenses des foyers de 7 % par exemple, ou achats à crédit. Il est vrai que les achats à crédit représentent un volume financier six fois plus important qu'au début des années quatre-vingt-dix. D'un autre côté, il est vrai, aussi, que les Tchèques achètent cinq fois moins à crédit que les Allemands. Les économistes mettent en garde contre un trop grand optimisme : la croissance économique est en hausse, mais en comparaison avec les pays candidats à l'Union européenne, par exemple, il n'y a aucune raison de tirer un feu d'artifice, car la Tchéquie reste dans la moyenne et le gouvernement oeuvre toujours avec un budget largement déficitaire.

En dépit d'une hausse des prix, prévue pour l'année prochaine (à la différence de cette année où elle était pratiquement nulle, tout comme l'inflation) les économistes prévoient une nouvelle croissance économique pour 2004. La raison ? La relance de l'économie de l'Allemagne, le premier partenaire commercial de la Tchéquie, et l'augmentation du volume des échanges commerciaux des sociétés tchèques avec les pays de l'Union européenne, dont la Tchéquie sera membre.