Le voile en Tchéquie

Photo: Commission européenne

Le voile... un grand problème actuellement en France, mais aussi en Allemagne. Comment est-il perçu en République tchèque ? La réponse à cette question nous est donnée dans le quotidien Mlada fronta Dnes de ce mercredi, avec l'interview de la citoyenne tchèque Zuzana Masakova.

Photo: Commission européenne
Le voile... un grand problème actuellement en France, mais aussi en Allemagne. Comment est-il perçu en République tchèque ? La réponse à cette question nous est donnée dans le quotidien Mlada fronta Dnes de ce mercredi, avec l'interview de la citoyenne tchèque Zuzana Masakova. C'est une pédagogue de la faculté de la physique nucléaire de CVUT (Grande école de l'enseignement technique). Elle s'est convertie à l'islam et le port du voile n'est pas, pour elle, le symbole de l'esclavage de la femme. A ce propos elle argumente ainsi : « Et les corps de femme dénudés dans les publicités ? Ils sont dégradés au rôle de simples produits » ! Elle se souvient de son séjour en France, il y a deux ans, lorsqu'elle a participé à une conférence universitaire internationale : « Les participants étaient choqués. Ils étaient habitués à ce que le voile soit porté seulement par les femmes des pays arabes. Ils n'arrivaient pas à comprendre qu'une des « leurs », une blanche, se soit convertie à une religion qu'ils n'acceptent pas ». Elle affirme qu'en Tchéquie, à l'université, elle ne rencontre pas de problème. Dans la rue, c'est différent. Les femmes, surtout, lui jettent souvent un mauvais regard. Les hommes sont plus compréhensifs, et elle sent en eux un certain respect. Pourquoi Zuzana Masakova, 28 ans, a-t-elle choisi l'islam ? « C'est une religion qui a toujours soutenu le développement de l'instruction et de la science. Elle ne favorise pas les légendes et seul Dieu est la miséricorde et la justice pour tous. L'islam offre le bien à tout le monde, sans aucune distinction. Lors du pélerinage à la Mecque, on peut voir un roi à coté d'un mendiant ». A la question de savoir comment sont ses cheveux, elle répond en riant : « Cela, seuls mes proches le savent ». Tolérance des Tchèques ? Il faut dire que Zuzana Masakova est un cas assez isolé et que les musulmans ne sont pas en grand nombre en République tchèque.